Notre évêque à la télé!

Au début du mois de mars, notre évêque sera présent sur deux chaînes bien différentes 😉 !

KTOTV

* sur KTO le vendredi 7 mars à 21h45 dans le cadre de l’émission La vie des diocèses. Mgr Delville sera présenté par Etienne Loraillère.

Voici ce qu’en dit le site KTO:

Rencontre avec le nouvel évêque de Liège en Belgique ordonné en juillet 2013. Attentif à la proximité de l’Église envers les pauvres, Mgr Jean-Pierre Delville, 62 ans, inscrit ses premiers mois d’épiscopat dans l’élan donné par le Pape François et souhaite une Église qui sorte de ses sentiers battus, de son confort, de ses habitudes. Ancien enseignant en histoire du christianisme à l’Université catholique de Louvain, l’évêque de Liège partage son premier regard sur les réalités de ce diocèse de 1,1 million d’habitants ainsi que sur la place de l’Évangile dans une société en pleine mutation.

Reportage à la cathédrale Saint-Paul en pleine restauration et sur des initiatives de Carême préparée par le diocèse.

Cette émission sera rediffusée plusieurs fois dans les jours suivants, et pourra être revue sur le site www.ktotv.com.

Télévesdre

* sur Télévesdre le lundi 10 mars à 20h20 dans le cadre de l’émission L’Album. Cette émission sera « podcastable » dès le lendemain.

Pour découvrir comment les médias présentent notre évêque, notez ces dates!

Mgr Delville participera au Colloque d’Entraide & Fraternité

LogoEntraideAvec une « brochette » d’autres personnalités, notamment de l’UCL, Mgr Delville fait partie du comité scientifique de ce colloque, organisé par Entraide & Fraternité en collaboration avec l’Institut de recherche Religions, Spiritualités, Cultures, Sociétés (RSCS) de l’Université catholique de Louvain, et qui aura lieu à Louvain-la-Neuve du jeudi 13 mars en soirée au samedi 15 mars à 17h30.

Ce colloque constitue, pour ses coorganisateurs, une occasion importante de contribuer à la construction d’un savoir théologique et social international. Il analyse les enjeux de l’engagement chrétien pour le développement au Nord et au Sud dans un contexte de sécularisation, de recomposition du phénomène religieux et de globalisation économique. Il promeut une approche pratique en lien direct avec la recherche universitaire.

Que devient la justice sociale à l’échelle internationale ?
Quel avenir pour une éthique de la solidarité dans ce monde tel que nous le voyons se développer aujourd’hui ?

Ce colloque marque le début de la campagne de carême 2014 et la clôture d’un programme de six ans au cours duquel Entraide & Fraternité a promu l’agriculture paysanne durable dans neuf pays du Sud. Défendre les droits à la souveraineté alimentaire et à l’alimentation est au centre des engagements d’Entraide & Fraternité.

Les matinées, des exposés en alternance « théorie » et « action » sont prévus, tandis que l’après-midi du vendredi proposera des ateliers sur le thème « Écritures et engagement social: analyse d’expériences au Nord et au Sud » et l’après-midi du samedi sur le thème « Éthique sociale chrétienne au Nord et au Sud: quelles perspectives ? ».

Plusieurs (anciens) professeurs de l’UCL prendront la parole: MM. Louis-Léon Christians, Olivier De Schutter, Joseph Famerée, Michel Molitor, Walter Lesch… et Mgr Delville.

Les autres orateurs viennent à la fois du terrain et du monde scientifique: Elena Lasida, Jacques Vermeylen, Tereza Cavalcanti, Myriam Tonus, Mgr François-Xavier Maroy, Mgr Eugène Rixen, Albertine Tshibilondi, Mgr Alvaro Ramazzini et Naiyana Vichitporn.

Mgr Delville assurera la clôture du colloque, en prenant la parole le samedi 15 mars à 17h.

Programme: Colloque Entraide.

Signalons que l’inscription au colloque est exceptionnellement bon marché: 10€… et gratuite pour les étudiants!

Ne vous lassez pas de travailler pour un monde plus juste et plus solidaire!

 Pape François (Rio, juillet 2013)

Voici une phrase qui résume bien la mission qu’Entraide et Fraternité a reçue de la Conférence épiscopale, il y a maintenant 53 ans:
mettre, concrètement, la solidarité au cœur de l’engagement des chrétiens, encore et toujours, année après année.

Réaction des évêques de Belgique au vote de la loi sur l’élargissement de l’euthanasie

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A peine la loi était-elle votée à la Chambre, que la Conférence épiscopale de Belgique publiait ce communiqué:

Les évêques de Belgique sont très déçus de l’approbation par la Chambre des représentants de la loi relative à l’élargissement de l’euthanasie pour les mineurs. Ils déplorent l’adoption d’une loi que de nombreux experts considèrent comme inutile et qui comporte de nombreux défauts.

Les évêques partagent l’avis de tous ceux qui, dans le débat sur l’euthanasie, se sont prononcés sans ambiguïté contre cette loi en fonction de leur expérience ou de leur expertise.

Ils soutiennent totalement les droits de l’enfant, dont le droit à l’amour et au respect est le plus fondamental. Mais le droit de l’enfant à demander sa propre mort est un pas de trop. Il s’agit de la transgression de l’interdit de tuer, qui constitue la base de notre société humaine.

Les évêques craignent que cette nouvelle loi ouvre grande la porte à une prochaine extension aux personnes handicapées, aux personnes démentes, aux malades mentaux, voire à celles qui sont fatiguées de vivre. Ils insistent pour que tout soit mis en œuvre pour combattre au maximum la douleur et la souffrance et pour que tous ceux qui –professionnels et volontaires- accompagnent des personnes malades et souffrantes, soient soutenus d’une façon optimale.

SIPI – Bruxelles, jeudi 13 février 2014

Personne de contact : Tommy Scholtes s.j., attaché de presse de la Conférence épiscopale,  tommy.scholtes@skynet.be, 0475 670 427

Prière face à la perspective de la loi sur l’euthanasie des mineurs

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Euthanasie : plus de cinq cents de Liégeois réunis en prière à la Cathédrale de Liège ce mardi 11 février

Pour cette journée de jeûne et de prière, Mgr Delville, évêque de Liège, a choisi le 11 février, Journée mondiale des Malades, qui est également la fête de Notre-Dame de Lourdes et le jour de la cinquième apparition de la Vierge des Pauvres à Banneux, où Marie indiqua à la jeune voyante, Mariette Beco : Je suis venue soulager la souffrance.

Il a voulu cette journée pour éveiller les consciences et provoquer un ultime débat public au moment où notre pays risque de se donner une législation étendant la possibilité de l’euthanasie à des personnes mineures.

Mgr Delville a présidé une veillée de prière à la Cathédrale de Liège, à laquelle plus de cinq cents personnes ont participé. La Parole de Dieu, des chants, des lectures, du silence ont nourri et fortifié en elles la confiance et l’espérance.

Dans son homélie, Mgr Delville a rappelé le danger que cette loi représenterait : Au lieu de stimuler la solidarité autour de la personne malade ou fragile, on risque d’engendrer la méfiance et le rejet, les discussions dans fin et les disputes. On euthanasie la solidarité ! Enfin, avec ce type de loi sur l’euthanasie, on en arrive à changer la notion même de dignité humaine. Celle-ci dépendrait désormais non de la nature humaine, mais de l’évaluation que l’on fait de cette dignité, par un jugement purement subjectif, couvert par les mots « liberté de choix ».

En conclusion, il a invité l’assemblée à manifester encore plus de compassion et de solidarité aux personnes souffrantes, ainsi qu’à ceux qui les accompagnent, et d’apporter ainsi à notre société un témoignage concret du renouveau issu de la foi : (…) penchons-nous sur le corps de Jésus, qui souffre aujourd’hui dans les enfants malades et en fin de vie, dans les autres malades et les personnes fragiles ; prions pour eux ; (…) vivons la solidarité avec ceux qui soignent dans les hôpitaux, les médecins, les infirmières, le personnel, et avec les familles qui accompagnent les malades. Nous découvrirons ainsi, comme les femmes de l’évangile, la force de vie et de renouveau que notre foi apporte à la société.

D’autre part, les fidèles ont été invités à prier à cette intention dans toutes les paroisses du diocèse de Liège durant les célébrations des derniers WE et plusieurs paroisses ou regroupements de paroisses (Unités pastorales, doyennés) ont également organisé un temps de prière localement, s’unissant ainsi à la démarche souhaitée par Mgr Delville, et dans le même esprit que d’autres veillées organisées dans notre pays.

P.S. Le mot d’accueil et l’homélie de Mgr Delville sont consultables ici.

Appel au jeûne et à la prière!

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Mgr Jean-Pierre Delville invite les communautés chrétiennes à vivre le mardi 11 février une journée de jeûne et de prière, avant le vote sur l’euthanasie prévu au Parlement

En accord avec le Conseil épiscopal de Liège et après concertation avec les évêques de Belgique, j’invite les communautés chrétiennes à vivre le mardi 11 février une journée de jeûne et de prière, avant le vote sur l’euthanasie prévu au Parlement. Nous aimerions éveiller les consciences et provoquer un ultime débat public au moment où notre pays risque de se donner une législation étendant la possibilité de l’euthanasie à des personnes mineures.

Le diocèse de Liège a choisi pour cela la Journée mondiale des malades, le 11 février. C’est aussi la fête de Notre-Dame de Lourdes et l’anniversaire de la 5ème apparition de Banneux, lorsque la Vierge dit à Mariette, en 1933 : Je viens soulager la souffrance.

Nous serons heureux si d’autres chrétiens, des croyants d’autres religions ainsi que des agnostiques ou des athées nous rejoignent dans cette démarche, qui est d’abord d’ordre philosophique, selon des modalités adaptées à leurs propres convictions. Dans cette ligne le Conseil de l’Europe ce jeudi 30 janvier a publié une forte critique envers le projet belge d’euthanasie des enfants.

Nous invitons nos concitoyens à réfléchir aux points suivants :

La menace pesant sur les mineurs d’âge. Beaucoup de personnes professionnellement proches des mineurs d’âge attestent que la demande d’euthanasie émanant de ces derniers est rarissime. C’est en tout cas le constat fait dans les Pays-Bas voisins, qui se sont pourtant dotés d’une législation ouverte à cette extension de l’euthanasie. Extension étonnante quand on sait que, en d’autres domaines de la vie, bien moins décisifs que la résolution de se faire euthanasier, les mineurs d’âge sont jugés incapables de décisions importantes pour leur vie économique ou affective !

L’importance des sédatifs et des soins palliatifs pour mourir dans la dignité. En Belgique, où les demandes anticipées d’euthanasie d’adultes se multiplient dangereusement, le risque est grand qu’en élargissant l’offre aux mineurs, la loi projetée ne suscite artificiellement la demande. Et cela, alors que nous disposons de soins palliatifs performants, ainsi que de sédatifs adaptés et progressifs dans les cas de douleur rebelle, pour rencontrer, comme il faut le faire, l’immense détresse physique et psychique des personnes qui souffrent et s’approchent de la mort, même si ces moyens palliatifs ont pour conséquence d’abréger quelque peu la vie, ce qui est moralement acceptable. Mais une mort douce, paisible, dans la dignité, n’est pas synonyme de l’euthanasie, laquelle, de manière directe et en quelques minutes, provoque délibérément la mort. Il y a un monde de différence entre les deux, tant dans l’intention que dans la procédure employée.

La dignité de toute vie humaine. L’expérience a déjà montré que, dès qu’on transgresse l’interdit fondamental de toute société humaine, à savoir l’interdit de tuer un être humain innocent, il est impossible de refermer la porte que l’on a entr’ouverte. Au contraire, elle a tendance à s’ouvrir toujours plus largement. Ainsi la loi déjà en vigueur concernant l’euthanasie excluait la prise en compte des mineurs d’âge. Mais la loi aujourd’hui projetée l’inclut. Un mouvement s’est mis en route, qui risque de ne jamais s’arrêter. On finira, dans certains cas, par présumer le consentement qui n’a pas été donné ou n’a pas pu l’être. Par contre, nous nous refusons, comme certains osent le faire, à émettre l’hypothèse qu’on en viendra peut-être un jour à supposer ce consentement dans le chef de mineurs handicapés mentalement, dès lors qu’ils sont par définition incapables d’un jugement mûrement délibéré. Nous sommes fermement convaincus que jamais notre pays ne se laissera entraîner à une telle dérive. En revanche, à plus court terme, le risque n’est pas nul qu’on se demande un jour si une nouvelle loi ou une jurisprudence invoquant le principe de non-discrimination ne devraient pas faire cesser une discrimination, celle qui consiste à ne pas prendre en compte le critère de la souffrance psychique quand il s’agit de mineurs d’âge.

Le danger d’une euthanasie des personnes fragiles. D’autres projets de loi sont déjà prêts pour, à l’autre bout de la vie humaine, ouvrir l’euthanasie aux personnes démentes, n’ayant plus une conscience claire de leur identité personnelle, pourvu qu’elles en aient fait anticipativement la demande écrite. Redoutable perspective, qui va exercer une pression insidieuse sur les personnes âgées craignant de peser plus tard sur leur entourage ! Beaucoup de personnes âgées vont se convaincre qu’elles feraient preuve d’un grand égoïsme en ne faisant pas cette demande anticipée… C’est ainsi que s’effritera progressivement l’admirable solidarité qui unit les personnes démentes, leurs familles et tout le monde médical et paramédical qui entoure ces personnes de soins pleins d’humanité, de compétence et de tendresse. Comme solution aux inévitables fragilités de l’existence humaine, surtout quand elle arrive à son déclin, on n’offrira plus aux personnes démentes que la décision solitaire de prévoir à temps leur sortie de ce monde lorsque d’autres en jugeront le temps venu. Il n’est que trop prévisible qu’un élargissement ultérieur de la loi permettra de présumer raisonnablement le consentement de la personne démente, dès lors qu’il ne manque qu’une petite signature en bas d’un document… De plus, comme c’est déjà le cas, beaucoup de personnes âgées et potentiellement démentes, seront tentées de demander l’euthanasie pour ne pas être à charge de leur entourage, voire, à la limite, pour cause de vieillesse et de perte du goût de la vie. Ce sera alors une sorte d’« euthanasie » d’un autre genre, celle de la solidarité même qui doit unir les plus vaillants aux plus fragiles. Enfin, il n’est pas non plus exclu que des considérations d’économie en arrivent un jour à recommander indirectement l’euthanasie pour des raisons de finances publiques ou de solvabilité des institutions de soin.

La dignité humaine devient l’objet d’un jugement subjectif. En dernier lieu, l’on entend souvent dire que la décision de se faire euthanasier est une simple question de liberté personnelle, de libre disposition de soi, et que la loi n’impose à personne d’y recourir. C’est oublier que cette prétendue décision purement individuelle exerce, surtout quand elle se multiplie, une redoutable pression sur la liberté de tous les soignants, ainsi que sur celle des institutions de soin qui sont opposées à l’euthanasie et, finalement, sur les personnes les plus fragiles de la société. La dignité de la vie humaine n’est dès lors plus liée à la nature de la vie humaine, mais au ressenti qu’on éprouve à ce sujet. Cette dignité devient l’objet d’un jugement subjectif.

Nous osons donc dire à nos concitoyens, en payant de notre personne : Il n’est pas trop tard, mais il est temps ! Secouons notre propre conscience et aussi, avec respect, celle de nos frères et sœurs en humanité. L’histoire ne sert jamais deux fois les mêmes plats ni les mêmes circonstances. C’est donc aujourd’hui qu’il faut agir.

Concrètement, outre l’appel au jeûne, nous organisons une veillée de prière à Liège à la Cathédrale le mardi 11 février à 18h.

Chaque communauté est invitée à organiser une prière à cette fin (proposition suivra) ou à insérer une intention de prière (idem, proposition suivra) à ce sujet dans la prière universelle de la messe dominicale.

Un article éclairant sur ce sujet, signé par de nombreux pédiatres, est à télécharger également : Fin de vie des enfants : une loi inutile et précipitée (dans La Libre Belgique).

Nous vous remercions de votre collaboration et vous disons avec insistance notre attente, en ce moment très grave où nous devons absolument en appeler, par un engagement résolu, au débat public et citoyen.

+ Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

A télécharger : l’article dans La Libre Belgique (euthanasie)

La Dernière Heure et L’Avenir relaient l’appel de notre évêque:

http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/belga/l-eveche-de-liege-lance-une-journee-de-jeune-et-de-priere-contre-l-euthanasie-des-mineurs-52ecfbd63570e5b8eeec29c3

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140202_00426755

Et La Libre réfléchit à l’enjeu démocratique: http://www.lalibre.be/debats/edito/edito-la-sagesse-de-l-eglise-belge-52ec04f23570e5b8eeeb9e83#.Uu1ZskuhSH0.facebook