Un « Kairos » pastoral

MgrDelvillePF

Un « kairos » pastoral

Récollection de Carême par Mgr Jean-Pierre Delville
Banneux, 18 mars 2014

Chers Frères et Sœurs, évêques, prêtres, diacres, assistantes paroissiales, animateurs pastoraux, et membres laïcs des équipes pastorales, en paroisse ou dans d’autres secteurs,

Si vous avez levé les yeux vers le ciel la nuit dernière, vous aurez admiré la pleine lune ! Ce n’est pas un hasard. À chaque Carême, le dimanche de la transfiguration est toujours lié à la pleine lune. Jésus a voulu que certains de ses disciples participent à cette vision de son corps transfiguré. De même, vous, vous êtes venus à Banneux, pour rencontrer le Seigneur durant cette récollection de Carême. J’espère que cette lumière qu’il nous donne vous éclairera et éclairera ceux que vous rencontrerez, un peu comme la lune éclaire tous ceux qui cheminent à sa lumière.

Ce moment de résurrection, comme le moment de la transfiguration, est un kairos, un moment favorable. Toute notre Église vit d’ailleurs un moment favorable. Qui aurait imaginé il y a un an ce que nous vivons aujourd’hui ? L’Église vivait dans l’angoisse la démission du pape Benoît XVI. Il y avait un climat de scandale et de lutte de pouvoir dans les coulisses. On vivait depuis des années le problème de la lutte contre la pédophilie. Puis on a eu la surprise de voir l’élection du pape François. Il provenait d’Amérique latine ; il n’était pas jeune. Mais il manifestait une grande jeunesse de cœur. Il nous a ouvert à la miséricorde de Dieu et aux périphéries du monde.

D’après le Concile Vatican II, l’Église est sacrement du salut. Elle doit donc être un signe efficace du salut. Elle est là en vue du salut. Elle n’a pas son objectif en elle-même, mais dans la communication du salut. Le salut, en latin, salus, qui veut dire d’abord la santé, signifie donc la santé du corps et de l’âme, la santé matérielle et la santé spirituelle, et donc le bonheur et la libération du mal, qui débouchent sur la vie éternelle et la communion avec Dieu. La question qui se pose à nous est donc : dans le monde d’aujourd’hui, comment sommes-nous sacrement du salut ? Comment portons-nous le salut voulu et offert par Jésus ? Le salut est pour tous. Donc nous devons avoir l’ambition de toucher tout le monde, même si nous savons que nous ne parviendrons pas à convaincre tout le monde. Je veux dire que nous ne devons pas rester enfermés dans le monde ecclésial, mais être témoins et communicatifs. Comment réaliser cela ? Nous devons faire comme Jésus, qui, d’après l’évangéliste Matthieu, proclamait la bonne nouvelle du Royaume et guérissait toute maladie (Mt 9,35) ? Et nous devons être comme les disciples de Jésus, qui disaient : Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean-Baptiste lui aussi l’a appris à ses disciples ! (Lc 11,1).

Je voudrais développer avec vous ce que j’ai eu l’occasion de dire aux doyens et au Conseil presbytéral, car c’est vous qui êtes pasteurs ou ministres au service de l’Évangile dans notre diocèse. J’aime pour cela suivre les quatre constitutions du Concile Vatican II.

1. Le secteur Gaudium et spes, ou l’Église dans le monde
La constitution Gaudium et spes (Joie et espérance) du Concile Vatican II est consacrée à l’Église dans le monde. Le monde vit des moments difficiles : on connaît la crise, avec toute l’insécurité et les peurs qu’elle engendre. On connaît la sécularisation, avec le matérialisme ambiant, l’indifférence, la difficulté de croire. On connaît les défis mondiaux de l’injustice, de la guerre, de l’écologie. Comment portons-nous une espérance, un bonheur, une spiritualité, un souci de justice, une amitié ? Le concile promeut une ligne nouvelle : au lieu de tendre à imposer ses vues à la société, l’Église promeut le dialogue avec les cultures, les sociétés, les autres confessions chrétiennes et les autres religions. Le dialogue avec les autres religions est à l’ordre du jour : avec l’islam et le judaïsme, en particulier. Au niveau musulman, on doit approfondir pour éviter les simplismes. Le dialogue passe aussi par les questions de société, plus ou moins conflictuelles : euthanasie, mariage homosexuel, écologie, économie, justice sociale, questions sur lesquelles il est nécessaire de s’informer et de se positionner.

Le pape François, dans son exhortation apostolique Evangelii gaudium (La joie de l’Évangile), précise par deux aspects cet engagement : l’intégration des pauvres dans la société et le dialogue pour la paix. CONCRÈTEMENT, C’EST LA TOUTE PREMIÈRE PRIORITÉ QUE JE VOUDRAIS LANCER : COMMENT DANS NOS PAROISSES ET NOS COMMUNAUTÉS, RÉSERVONS-NOUS UNE PLACE PRIVILÉGIÉE À L’INTÉGRATION DES PAUVRES ET AU DIALOGUE POUR LA PAIX ? Comment faisons-nous écho à ces situations, comment procurons-nous un soutien ? L’engagement concret est porteur de foi. Il éclaire la foi. On s’éclaire les uns les autres en matière de foi. Notre Église possède d’innombrables Services, le vicariat Évangile & Vie le prouve, sans compter les institutions qui ne relèvent pas de lui. Comment s’épauler mutuellement entre unités pastorales et Services ? Entre Unités pastorales et institutions chrétiennes ? Quel est le rôle des hôpitaux, des mouvements, des syndicats, des mutualités ? Comment s’engager envers les personnes âgées et malades ? Et les détenus dans les prisons ? Comment accueillons-nous les étrangers ? Le rôle des laïcs est prépondérant en cette matière.

Notre diocèse a été pionnier en cette matière : cela a commencé en particulier avec le Congrès social de 1886, qui a ouvert la porte à la fondation des syndicats chrétiens et à la législation sociale belge ; il était l’œuvre de Mgr Victor Joseph Doutreloux et de l’abbé Antoine Pottier, théoricien de la justice sociale. En 1942, le premier prêtre ouvrier s’est engagé : c’est l’abbé Charles Bolland. En matière de dialogue, il faut souligner l’œuvre de Mgr Louis-Joseph Kerkhofs dans son sauvetage des juifs et, en particulier du rabbin Lepkifker, et son accueil du monastère de rite byzantin d’Amay, œuvre de Dom Lambert Beauduin, transféré ensuite à Chevetogne.

Cette dimension de salut, je voudrais la souligner au niveau du Conseil épiscopal en érigeant un nouveau vicariat, le Vicariat de la santé, dont la responsable sera Mme Caroline Werbrouck, déléguée épiscopale, qui entrera en fonction au 1er septembre. Sa mission sera concentrée sur les aumôneries d’hôpital. Cette compétence sera donc transférée du Vicariat Évangile & Vie vers le nouveau vicariat. L’abbé Baudouin Charpentier continuera à avoir la responsabilité du Vicariat Évangile & Vie.

J’aimerais aussi annoncer dès maintenant que nous accueillerons dans notre diocèse l’archevêque Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, pour une conférence qu’il donnera le lundi 26 mai à Liège, sur le thème de la famille dans le cadre de la mondialisation, en vue du synode sur la famille, d’octobre prochain.

2. Le secteur Dei verbum, ou l’annonce de l’Évangile
La constitution Dei verbum (La parole de Dieu) du Concile Vatican II est consacrée à l’annonce de la Parole de Dieu et à la communication de la foi. La dimension de communication de l’Évangile est importante en effet, à commencer par la lecture et l’étude de la Bible. Bible vient du grec biblia, qui signifie les livres. C’est donc un ensemble de livre, d’époques et de conceptions différentes. Déjà les évangiles sont au nombre de quatre et comportent des accents différents. Affronter le texte, avec ses difficultés et ses incohérences nous pousse à l’interprétation et à l’application personnelle. La Bible est un document imprimé et est destinée à tous même aux non chrétiens. Le concile insiste sur la lecture de la Bible par tous. Elle est Parole de Dieu, et elle met la parole à l’avant-plan : « au début était la parole » (Jean 1,1). La parole est en effet la base du développement humain, de la naissance de l’homme jusqu’à sa mort. Dans notre diocèse, la pastorale biblique se développe et j’en suis très heureux.

Le pape François a fait de l’annonce de l’Évangile une priorité. Il nous invite à être une Église « en sortie », qui ne reste pas dans son bien-être propre ou confinée dans ses intérêts spécifiques. Elle doit être en position d’annonce ; MA DEUXIÈME PRIORITÉ EST DONC CELLE-CI : COMMENT SOMMES-NOUS ACTEURS DE LA COMMUNICATION DE L’ÉVANGILE ? Cela passe par l’engagement social. Mais cela continue par l’annonce explicite. Celle-ci démarre par la conversation autour d’une table, dans l’intimité. Elle se développe ensuite dans l’enseignement. Chez nous, le catéchuménat des adultes se développe. La catéchèse fait l’objet de toute une réflexion, basée sur une catéchèse intégrée, qui touche aussi les adultes. Nos formations religieuses s’intensifient grâce à leur reconnaissance officielle via l’UCL.

De même, l’enseignement est important. Il y a une attente de présence chrétienne et d’esprit chrétien dans nos écoles libres. La relation avec la paroisse est très utile à ce sujet. Le cours de religion est nécessaire, comme poumon de spiritualité et d’humanité, alors même qu’il est contesté aujourd’hui. Les évêques, les syndicats, et le SeGEC vont s’engager en faveur de ce cours.

Les médias ont un rôle-clé. On doit communiquer mieux, y compris par le site internet du diocèse, par RCF, par la présence sur les médias, par l’amélioration des services de communication.

Chacun des laïcs est interpellé sur sa manière d’être un témoin de l’Évangile. Notre Église diocésaine a été pionnière aussi en matière d’évangélisation. Je pense à son engagement en Chine par la SAM, fondée par l’abbé André Boland avec le P. Vincent Lebbe ; à l’engagement au Rwanda avec le chanoine Ernotte ; et à l’engagement en Amérique latine, qui est particulièrement à l’ordre du jour avec la visite de Mgr Eugène Rixen, évêque de Goias au Brésil, durant ce Carême.

Pour valoriser cette dimension de l’annonce de la Parole de Dieu, j’ai décidé de créer un Vicariat de l’Annonce de l’Évangile, dont je confie la responsabilité à l’abbé Olivier Windels, à partir du 1er septembre prochain. Il comprendra trois Services, dirigés par trois adjoints du vicaire épiscopal : le Service Catéchèse, dirigé par l’abbé Armand Franssen ; le Service Catéchuménat, dirigé par Mme Martine Lewis ; et le Service Liturgie, dirigé par l’abbé Pierre Hannosset, qui remplacera l’abbé René Rouschop, que je remercie pour toute son action à ce poste.

Le Vicariat de la formation sera sous la responsabilité de l’abbé Emil Piront, qui assurera aussi la charge de président du Séminaire. Le Chanoine Lambert Wers, actuel vicaire épiscopal de la formation, sera chargé de la pastorale de la culture, à partir de la cathédrale.

Le Service de presse et de communication sera confié à partir du 1er juin à Mme Catherine Jamoulle-Jamotte, qui a une expérience de journalisme et de professeur de religion. Je remercie dès maintenant Mme Anne-Elisabeth Nève de Mévergnies pour son travail au Service de presse et de communication.

Le Vicariat de l’enseignement est assumé depuis le 1er janvier par M. Marc Deltour, qui a remplacé l’abbé Marcel Villers. Je remercie de tout cœur ce dernier pour son engagement au service de l’éducation de jeunes.

La Commission pour l’œcuménisme sera dirigée par Sr Muriel d’Hoffschmidt, de la Communauté du Chemin Neuf, en remplacement de l’abbé François Dabin, que je remercie pour son dévouement à cette tâche.

3. Le secteur Lumen gentium ou l’Église dans sa constitution interne
La constitution Lumen gentium (Lumière des peuples) du Concile Vatican II est consacrée à l’Église dans sa constitution interne, l’Église comme peuple de Dieu, réunissant pasteurs, diacres et laïcs, l’Église comme ensemble de communautés chrétiennes. Les communautés sont sacrement du salut. La collaboration entre les différents acteurs est essentielle. Un Conseil presbytéral, une Assemblée des doyens, etc. sont nécessaires. La formation d’Unités pastorales aussi, avec des équipes-relais et des Conseils d’unité pastorale. On met en commun ses potentialités. MAIS, ET C’EST LÀ MA TROISIÈME PRIORITÉ : COMMENT FAIRE NAÎTRE UN ESPRIT D’AMITIÉ, UN TÉMOIGNAGE D’AMOUR MUTUEL, UNE VÉRITABLE FRATERNITÉ ?

Il est important de vivre la complémentarité hommes-femmes. C’est à partir de cette expérience concrète et du rôle des femmes dans les communautés que celui-ci se dessinera mieux dans l’Église universelle. Le pape fait appel à ce discernement. Il souligne le charisme de fécondité que possède la femme et celui de formatrice. Il valorise le rôle de Marie-Madeleine comme première évangélisatrice.

La figure du prêtre est essentielle : il est le signe sacramentel que la communauté a son origine en Dieu et non en elle-même. C’est une interpellation pour nous tous. Il faut désirer le prêtre, dans un esprit de complémentarité des fonctions. Il faut aussi exercer un travail de parole pour accompagner les prêtres, les diacres et les acteurs pastoraux dans leur action sur le terrain, dans la diversité de leurs ministères et dans leur vie personnelle. Et pour donner le goût à des jeunes de s’engager dans le ministère presbytéral, y compris dans le célibat.

Nous sommes déjà un diocèse avec deux communautés linguistiques et culturelles. C’est l’originalité du diocèse de Liège, et cette situation nous stimule à l’ouverture. La diversité des communautés et des sensibilités doit nous encourager plus que nous énerver.

La diversité des communautés, c’est aussi la diversité des origines : africaines, polonaise, italienne, etc. La vie religieuse et l’émergence de nouvelles communautés sont précieuses dans la vie du diocèse.

La pastorale des jeunes est indispensable. Elle doit valoriser en particulier la création d’événements et le relais des initiatives existantes. Les JMJ sont un moment essentiel pour les jeunes, de même que les initiatives connexes ou les mouvements de jeunesse.

Dans le cadre de l’Église locale, je nomme Mme Fina Keifens, actuelle modératrice du Seelsorgerat, Déléguée épiscopale pour la Région germanophone (Vikariat des deutschsprachigen Gebietes). L’abbé Jean Pohlen restera curé de La Calamine et de Hergenrath et chargé de la pastorale des vocations et du suivi de la vie consacrée dans la Région germanophone.

J’ai décidé d’ériger en vicariat l’attention à la vie consacrée. Le P. Patrick Bonte en sera toujours le responsable et deviendra vicaire épiscopal.

Pour les autres matières, l’abbé Alphonse Borras reste vicaire général et chargé en particulier de la pastorale territoriale et du Chantier Paroisses. Et l’abbé Raphaël Collinet reste vicaire judiciaire, chargé des affaires canoniques et juridiques.

Je rappelle aussi que le Service diocésain des jeunes (SDJ) a un nouveau responsable depuis le 1er janvier, l’abbé Eric Ndeze, qui est en train de prendre contact avec chaque doyenné.

4. Le secteur Sacrosanctum Concilium, ou la célébration et la prière
La constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II est consacrée à la célébration liturgique. La dimension spirituelle est essentielle dans notre monde. Le rôle de la liturgie et de la prière est primordial. Il faut voir comment activer cette dimension, comment rendre la liturgie cordiale et digne à la fois. Un respect s’impose et une formation liturgique doit continuer à être offerte. Personnellement, comme musicien, j’aimerais promouvoir un répertoire de chants communs, qui puissent aussi servir à la catéchèse.

La célébration des sacrements nous interpelle par son évolution et les difficultés qu’elle suscite ; mais il est sûr qu’elle est l’occasion d’engagements nouveaux et utiles, comme pour la préparation des funérailles ou celles du baptême et du mariage.

On doit aussi chercher des moments de prière qui soient différents de l’eucharistie ; mon prédécesseur Mgr Aloys Jousten a largement promu les rencontres de prière autour de la Parole de Dieu ; je songe aussi aux prières du soir ; ou aux adorations ; ou à des manifestations plus populaires comme des processions ou des manifestations en rue. Il est important d’offrir des lieux de prière et de spiritualité. En ce sens, nous avons la chance d’avoir le sanctuaire de Banneux dans le diocèse et d’avoir un pèlerinage à Lourdes très actif. C’est une grande richesse !

La vie des communautés nouvelles est importante comme lieu de base pour la prière personnelle et communautaire. La prière est un moment de gratuité, qui n’est pas toujours compris dans nos sociétés actuelles. Elle est vécue de manière interpellante dans l’islam et dans le bouddhisme. NOS CONTEMPORAINS SONT EN RECHERCHE DE SPIRITUALITÉ. IL EST FONDAMENTAL DE RÉPONDRE À CETTE ATTENTE : C’EST MA QUATRIÈME PRIORITÉ. Nous sommes invités à la vivre davantage en profondeur !

C’est dans cette ligne que travaillera l’abbé Pierre Hannosset, dans le Service Liturgie du Vicariat de l’Annonce de l’Évangile.

J’ai aussi nommé le P. Marcel Blanchet à la tête de la Légion des Petites Âmes, mouvement spirituel international, mais de droit diocésain liégeois.

Dans ce contexte de la prière j’aimerais souligner que nous célébrons cette année le 750e anniversaire de l’institution de la Fête-Dieu dans l’Église universelle, en 1264, par le pape Urbain IV, archidiacre de Liège. Pour fêter cet événement, une procession aux flambeaux aura lieu le jeudi de la Fête Dieu, 19 juin, après la messe célébrée à Saint-Martin à 19.30 h. et sera organisée par la pastorale urbaine de la ville de Liège, sous la direction des doyens Eric de Beukelaer et Jean-Pierre Pire.

Chers Frères et Sœurs,
J’ai attiré votre attention sur la pleine lune que nous admirons le 2e dimanche de Carême. Je forme le vœu que la contemplation dont nous sommes les bénéficiaires aujourd’hui en ce sanctuaire de Banneux soit guidée, à travers les lumières et les ombres du quotidien, vers la pleine lune prochaine, celle de la Semaine Sainte et de la fête de la résurrection de Jésus. Que sur ce chemin chacune de nos vies soit préservée et relevée, pour que nous participions dans la joie à la résurrection du Christ !

+ Jean-Pierre Delville
Évêque de Liège

P.S. En cliquant sur ce lien 2014-03-18 – Nominations, vous pourrez prendre connaissance du CV de certaines personnes nommées ci-dessus.

Ein pastorales « Kairos »

MgrDelvillePF

Ein pastorales « Kairos »

Fasteneinkehrtag mit Hochwürden Jean-Pierre Delville
Banneux, den 18. März 2014

Liebe Mitchristen, Bischöfe, Priester, Diakone, Pfarrassistentinnen, Pastoralanimatoren und Laienmitglieder der Pastoralteams, in den Pfarren oder anderen Stellen,

Wenn Sie letzte Nacht die Augen zum Himmel gehoben haben, konnten Sie den Vollmond bewundern! Jedes Jahr zur Fastenzeit scheint der Vollmond am Sonntag der Verklärung. Jesus wollte, dass einige seiner Jünger an der Vision seines verklärten Körpers teilhaben. So seid auch ihr nach Banneux gekommen, um dem Herrn während dieses Fasteneinkehrtages zu begegnen. Ich hoffe, dass dieses Licht, dass er uns schenkt, euch erleuchten wird sowie diejenigen, denen ihr begegnet, ein wenig wie der Mond denjenigen den Weg leuchtet, die in seinem Licht wandeln.

Dieser Zeitpunkt der Auferstehung, gleichermaßen wie der Zeitpunkt der Verklärung, ist ein Kairos, ein günstiger Zeitpunkt. Unsere gesamte Kirche erlebt einen günstigen Zeitpunkt.

Wer hätte sich vor einem Jahr vorstellen können, was wir heute erleben?

Die Abdankung von Papst Benedikt XVI. erfüllte die Kirche mit Angst. Im Hintergrund herrschte ein Klima geprägt von Skandalen und Machtkämpfen. Der Kampf gegen die Pädophilie war schon seit Jahren ein Problem.

Dann wurde überraschenderweise Papst Franziskus zum Papst gewählt. Er stammte aus Lateinamerika; er war nicht jung. Aber er war jung im Herzen. Er hat uns offen gemacht für die Barmherzigkeit Gottes und die Randbereiche der Welt.

Die Kirche ist laut Vatikanum II « Sakrament des Heiles ». Sie muss also ein wirksames Zeichen des Heiles sein. Sie besteht im Hinblick auf das Heil aller. Sie besteht nicht für sich selbst, sondern hat die Aufgabe der Vermittlung des Heiles. Das Heil, auf Latin salus, bedeutet zuerst Gesundheit, also Gesundheit-Heilsein an Körper und Seele, die materielle Gesundheit und die spirituelle Gesundheit und somit das Glück und die Befreiung vom Bösen, die zum ewigen Leben und zur Gemeinschaft mit Gott führen. Die Frage, die sich uns stellt, ist somit: Wie sind wir in der heutigen Welt Sakrament des Heiles? Wie tragen wir diese Befreiung des Herrn, die allen gilt? Unsere Absicht ist, ALLE zu berühren und zu erreichen, selbst wenn wir wissen, dass wir nicht alle überzeugen können. Wir sollen nicht nur in kirchlichen Kreisen bleiben, sondern Zeugen und Vermittler sein überall. Wie können wir dies verwirklichen? Wir müssen es machen wie Jesus, der laut dem Evangelisten Matthäus das Evangelium von dem Reich predigte und alle Krankheiten und alle Gebrechen heilte (Mat 9,35). Und wir müssen wie die Jünger Jesu sein, die sagten: Herr, lehre uns beten, wie auch Johannes seine Jünger lehrte! (Lk 11,1).

Ich möchte mit euch auf das, was ich bereits den Dechanten sowie im Priesterrat mitgeteilt habe, weiter eingehen, denn ihr seid die Pastöre und Pfarrer im Dienste des Evangeliums in unserer Diözese. Dazu möchte ich von den vier Konzildokumenten des Zweiten Vatikanischen Konzils ausgehen.

1. Gaudium et spes oder die Kirche in der Welt von heute
Das Konzildokument Gaudium et spes (Freude und Hoffnung) des Zweiten Vatikanischen Konzils befasst sich mit der Kirche in der Welt von heute. Wir leben in einer von Schwierigkeiten gekennzeichneten Welt: zum einen die Krise mit all ihren Verunsicherungen und Ängsten, zum anderen die Verweltlichung (Säkularisierung), geprägt von Materialismus, Gleichgültigkeit, Glaubenskrisen und Zweifeln, die Weltproblematik um die Themen von Ungerechtigkeit, Krieg, Ökologie. Wie können wir Träger von Hoffnung, Glück, Spiritualität, Sinn für Gerechtigkeit, Freundschaft sein? Das Konzil zeigt uns einen neuen Weg auf: Anstatt dass die Kirche versucht, Ihre Ansichten der Gesellschaft aufzuzwingen, fördert sie den Dialog mit den Kulturen, Gesellschaften, anderen christlichen Konfessionen und anderen Religionen. Der Dialog mit den anderen Religionen steht auf der Tagesordnung, insbesondere mit dem Islam und dem Judaismus. Was die muslimische Religion betrifft, bedarf es einer Vertiefung, um nicht in eine Simplifizierung zu verfallen. Der Dialog betrifft auch mehr oder weniger konfliktreiche Gesellschaftsfragen: die Euthanasie, die Heirat von Homosexuellen, Ökologie, Wirtschaft, soziale Gerechtigkeit – lauter Fragen, zu denen Informationen eingeholt werden müssen und Stellung genommen werden muss.

In seiner Apostolischen Exhortation Evangelii gaudium (Die Freude des Evangeliums) geht Papst Franziskus auf zwei Aspekte dieses Engagements ein: die Integration der Armen in die Gesellschaft und der Dialog für den Frieden. KONKRET IST DAS DIE ALLERERSTE PRIORITÄT, DIE ICH SETZEN MÖCHTE: WIE SCHAFFEN WIR IN UNSEREN PFARREN UND GEMEINSCHAFTEN EINEN PRIVILEGIERTEN PLATZ FÜR DIE INTEGRATION DER ARMEN UND DEN DIALOG FÜR DEN FRIEDEN? Wie reagieren wir, welche Unterstützung bieten wir? Engagement ist eine konkrete Sache, die den Glauben trägt. Engagement erleuchtet den Glauben. In Glaubensfragen erleuchten wir uns gegenseitig. Unsere Kirche umfasst zahlreiche Dienste, das Vikariat Evangelium & Leben ist ein Beispiel dafür. Hinzu kommen noch die Institutionen, die nicht von diesem Vikariat abhängen. Wie können die Pastoraleinheiten und die verschiedenen Dienste sich gegenseitig unterstützen? Wie die Pastoraleinheiten und die christlichen Institutionen? Welche Rolle spielen die Krankenhäuser, Bewegungen, Gewerkschaften, Krankenkassen? Wie können wir uns für alte und kranke Personen engagieren? Und für die Häftlinge in den Gefängnissen? Wie nehmen wir Fremde auf? Die Laien übernehmen hier eine wichtige Rolle.

Unsere Diözese war Vorreiter in diesem Bereich. Der erste Stein wurde 1886 mit dem Sozialkongress gelegt, der die Türe für die Schaffung von christlichen Gewerkschaften und die belgische Sozialgesetzgebung geöffnet hat. 1942 wurde der erste Arbeiterpriester eingestellt, Pfarrer Charles Bolland. Zum Thema Dialog ist das Wirken von Hochwürden Louis-Joseph Kerkhofs und seine Rolle in der Rettung der Juden hervorzuheben, und insbesondere das Wirken von Rabin Lepkifker, sowie die Offenheit für das Kloster von byzantinischem Ritus in Amay – das Werk von Dom Lambert Beauduin -, das anschließend nach Chevetogne verlegt wurde.

Dieser Dimension des Heils möchte ich im Bischofsrat durch die Gründung eines neuen Vikariats einen besonderen Stellenwert geben. Das neue Vikariat für Gesundheit, dessen Aufgabenbereich die Krankenhausseelsorge ist, wird ab dem 1. September 2014 von Frau Caroline Werbrouck geleitet, die ebenfalls zur Bischofsdelegierten berufen wird. Dieses Aufgabengebiet wird vom Vikariat « Evangelium und Leben » an das neu gegründete Vikariat übertragen. Bischofsvikar Baudouin Charpentier bleibt weiterhin für das Vikariat « Evangelium und Leben » verantwortlich.

Ich möchte auch bereits jetzt den Besuch von Erzbischof Vincenzo Paglia, Vorsitzender des päpstlichen Rates für die Familie, in unserem Bistum ankündigen. Er wird am 26. Mai eine Konferenz zum Thema Familie im Rahmen der Globalisierung abhalten, dies im Hinblick auf die Synode über die Familie, die im Oktober stattfinden wird.

2. Dei verbum oder die Verkündigung des Evangeliums
Das Konzildokument Dei verbum (Das Wort Gottes) des Zweiten Vatikanischen Konzils befasst sich mit der Verkündigung des Wort Gottes und der Verkündigung des Glaubens. Diese Dimension der Verkündigung des Evangeliums ist in der Tat wichtig, angefangen mit der Lektüre und dem Studium der Bibel. Bibel kommt von griechischen biblia, was die Bücher bedeutet. Es sind also mehrere Bücher aus verschiedenen Epochen und mit unterschiedlichen Auffassungen. Es gibt schon vier Evangelien, die verschiedene Akzente setzen. Sich dem Text zu stellen, mit seinen Schwierigkeiten und Unstimmigkeiten, führt uns dazu, ihn zu interpretieren und uns persönlich einzubinden. Die Bibel ist ein gedrucktes Dokument und ist für alle gedacht, selbst für Nichtchristen. Im Konzil wird ein besonderer Nachdruck auf die Lektüre der Bibel gelegt, und zwar von allen. Die Bibel ist das Wort Gottes und setzt das Wort in den Vordergrund:“Am Anfang war das Wort“ (Johannes 1,1). Das Wort ist in der Tat die Basis für die menschliche Entwicklung, von der Geburt des Menschen bis hin zu seinem Tod. In unserem Bistum entwickelt sich die Bibelpastoral und dies freut mich sehr.
Papst Franziskus hat die Verkündigung des Evangeliums zu einer Priorität gemacht. Er lädt uns dazu ein, eine Kirche „im Aufbruch“ zu sein, eine Kirche, die sich nicht auf ihr eigenes Wohl oder auf spezifische Interessengebiete beschränkt. Sie muss eine Stellung einnehmen, in der sie die Aufgabe der Verkündigung wahrnimmt. MEINE ZWEITE PRIORITÄT IST ALSO FOLGENDE: WIE SIND WIR AKTEURE IN BEZUG AUF DIE VERKÜNDIGUNG DES EVANGELIUMS? Ein Weg ist das soziale Engagement. Doch dieser Weg wird durch die explizite Verkündigung weitergeführt. Sie beginnt in einer Unterhaltung rund um einen Tisch, in der Intimität. Anschließend geht sie durch den Unterricht. Bei uns entwickelt sich das Katechumenat der Erwachsenen. Die Katechese wird reflektiert, ausgehend von einer integrierten Katechese, die auch die Erwachsenen betrifft. Unsere religiösen Weiterbildungen nehmen dank ihrer offiziellen Anerkennung durch die UCL zu.

Der Unterricht ist ebenso wichtig. In unseren freien Schulen werden eine christliche Anwesenheit und ein christlicher Geist erwartet. Die Beziehungen zur Pfarre sind hier sehr nützlich. Der Religionsunterricht, der heute in Frage gestellt wird, ist notwendig; er ist wie eine Lunge für die Spiritualität und die Menschheit. Die Bischöfe, Gewerkschaften und der SeGEG werden sich für Religionsunterricht einsetzen.

Auch die Medien spielen eine Schlüsselrolle. Es muss besser kommuniziert werden, auf der Webseite des Bistums, durch RCF, durch mehr Präsenz in den Medien und eine Verbesserung der Kommunikationsdienste.

Jeder Laie muss sich fragen, wie er Zeuge des Evangeliums ist. Unsere diözesane Kirche war auch Vorreiter in Sachen Evangelisierung. Ich denke hier an das Engagement der SAM in China, die durch den Pastor André Boland zusammen mit P. Vincent Lebbe gegründet wurde, an das Engagement in Ruanda mit Präzes Ernotte, an das Engagement in Lateinamerika, das mit dem Besuch von Hochwürden Eugène Rixen, Bischof von Goias in Brasilien, in der Fastenzeit ganz besonders aktuell ist.

Um der Verkündigung des Wort Gottes einen besonderen Stellenwert zu geben, habe ich beschlossen, ein Vikariat für die Verkündigung des Evangeliums zu gründen, dessen Leitung Pfarrer Olivier Windels zum 1. September 2014 anvertraut wird. Dieses umfasst drei Bereiche, die von drei Beigeordneten des Bischofsvikars geleitet werden: die Abteilung Katechese unter der Leitung von Pastor Armand Franssen, die Abteilung Katechumenat unter der Leitung von Martine Lewis und die Abteilung Liturgie unter der Leitung von Pfarrer Pierre Hannosset, der Pfarrer René Rouschop ersetzen wird, dem ich für seinen Einsatz danke.

Pastor Emil Piront übernimmt die Leitung des Vikariats für die christliche Aus- und Weiterbildung und wird auch zum Regens des Lütticher Priesterseminars berufen. Kanonikus Lambert Wers, der zurzeit Bischofsvikar für die christliche Aus- und Weiterbildung ist, wird mit der Pastoral für Kultur, ausgehend von der Kathedrale, beauftragt.

Der Pressedienst wird ab dem 1. Juni der Journalistin und Religionslehrerin Catherine Jamoulle-Jamotte anvertraut. Ich danke bereits jetzt Frau Anne-Elisabeth Nève de Mévergnies für ihre Arbeit im Pressedienst.

Das Vikariat für den Unterricht wird seit dem 1. Januar von Herrn Marc Deltour geleitet, der Pfarrer Marcel Villers nachfolgte. Ich danke letzterem ganz herzlich für sein Engagement in der Erziehung der Jugendlichen.

Die Kommission für Ökumene wird von Schwester Muriel d’Hoffschmidt von der „Gemeinschaft des Neuen Weges“ geleitet. Damit übernimmt sie die Nachfolge von Pfarrer François Dabin, dem ich für seine Hingabe in dieser Aufgabe danke.

3. Lumen gentium oder die Kirche als innerer Organismus
Das Konzildokument Lumen gentium (Licht der Völker) des Zweiten Vatikanischen Konzils befasst sich mit der Kirche als innerer Organismus, die Kirche als Volk Gottes, die Pfarrer, Diakone und Laien zusammenbringt, die Kirche als Gruppe von christlichen Gemeinschaften. Die Gemeinschaften sind Sakrament des Heiles. Das Zusammenwirken der verschiedenen Akteure ist äußerst wichtig. Ein Priesterrat, eine Dechantenkonferenz usw. sind notwendig, genauso die Gründung von Pfarrverbänden mit Kontaktgruppen und Pfarrverbandsräten. Ihr jeweiliges Potential wird gebündelt. ABER – UND DIES IST MEINE DRITTE PRIORITÄT: WIE KÖNNEN WIR EINEN FREUNDSCHAFTSGEIST WECKEN, EIN ZEUGNIS VON GEGENSEITIGER LIEBE, EINE WAHRE ZUSAMMENGEHÖRIGKEIT?

Es ist wichtig, die Komplementarität von Männern und Frauen zu leben. Anhand der konkreten Erfahrung und der Rolle der Frauen in den Gemeinschaften wird sich diese in der Weltkirche besser abzeichnen. Der Papst fordert uns zu dieser Wahrnehmung auf. Er betont das Charisma der Fruchtbarkeit, das die Frau besitzt, sowie das der Ausbilderin. Er gibt der Rolle Maria-Magdalenas als erste Verkünderin des Evangeliums einen besonderen Stellenwert.

Die Figur des Priesters ist sehr wichtig: Sie ist das sakramentale Zeichen, dass die Gemeinschaft ihren Ursprung in Gott und nicht in sich selbst findet. Sie soll uns alle zum Nachdenken bringen. Der Priester muss erwünscht sein im Sinne der Komplementarität der Funktionen. Die Priester, Diakone und pastoralen Akteure müssen in ihrer Arbeit vor Ort, in der Vielfalt ihrer Ämter und in ihrem persönlichen Leben begleitet werden und bei jungen Menschen soll der Wunsch geweckt werden, sich in das Priesteramt – und das Zölibat – zu engagieren.

Wir sind bereits ein Bistum mit zwei Sprach- und Kulturgemeinschaften. Dies ist eine Besonderheit des Bistums Lüttich, die uns zur Offenheit stimuliert. Die Vielfältigkeit der Gemeinschaften und die Unterschiede in Bezug auf unsere Sensibilität sollen uns eher ermutigen als aufregen.

Die Vielfalt der Gemeinschaften liegt auch in der Vielfalt der Abstammungen: afrikanisch, polnisch, italienisch, usw. Das religiöse Leben und das Auftauchen neuer Gemeinschaften sind ein wertvolles Gut im Leben des Bistums.

Die Pastoral der Jugend ist unabdinglich. Sie muss sich ganz besonders um die Organisation von Veranstaltungen und das Weiterführen von bestehenden Initiativen kümmern. So ist der Weltjugendtag ein ganz besonderer Moment für die Jugendlichen. Genauso spielen ähnliche Initiativen und die Jugendbewegungen hier eine wichtige Rolle.

Im Rahmen der Ortskirche ernenne ich Frau Fina Keifens, zurzeit Moderatorin des Seelsorgerates, zur Bischofsdelegierten für das Vikariat des deutschsprachigen Gebiets. Pastor Jean Pohlen bleibt Pfarrer des Pfarrverbandes Kelmis-Hergenrath und verantwortlich für die Berufungspastoral und die Begleitung des geweihten Lebens in der Deutschsprachigen Gemeinschaft.

Ich habe beschossen, ein Vikariat für das geweihte Leben zu schaffen. Vater Patrick Bonte bleibt für diesen Bereich verantwortlich und wird zum Bischofsvikar berufen.

Für die anderen Bereiche bleibt Alphonse Borras Generalvikar und ist im Besonderen beauftragt mit der Territorialpastoral und dem Bistumsprojekt „Baustelle Pfarren“. Pastor Raphaël Collinet bleibt Gerichtsvikar, beauftragt für kirchenrechtliche Angelegenheiten.

Ich erinnere auch daran, dass der Jugenddienst des Bistums seit dem 1. Januar einen neuen Verantwortlichen hat, Pastor Eric Ndeze, der zurzeit mit den verschiedenen Dechanaten Kontakt aufnimmt.

4. Sacrosanctum Concilium oder liturgische Feiern und Gebet
Das Konzildokument Sacrosanctum Concilium des Zweiten Vatikanischen Konzils befasst sich mit der liturgischen Feier. Die spirituelle Dimension ist äußerst wichtig in unserer Welt. Die Liturgie und das Gebet spielen eine maßgebende Rolle. Es muss überlegt werden, wie diese Dimension neu belebt werden kann, wie der Liturgie Herzlichkeit verliehen werden kann und gleichzeitig Würde. Der Aspekt der Würde ist notwendig und eine liturgische Ausbildung muss weiterhin angeboten werden. Persönlich würde ich als Musiker ein Repertoire an gemeinsamen Liedern fördern wollen, die auch in der Katechese dienen können.

Die Feier der Sakramente fordert unsere Aufmerksamkeit, was ihre Entwicklung und die Schwierigkeiten, die sie hervorruft, betrifft. Dies wirft Fragen in uns auf. Dennoch ist es sicher, dass die Feier der Sakramente die Quelle neuer und nützlicher Engagements ist, z.B. was die Vorbereitung von Begräbnissen oder Taufen und Hochzeiten betrifft.

Es müssen auch Momente des Gebets gefunden werden, die sich von der Eucharistie unterscheiden. Mein Vorgänger, Hochwürden Aloys Jousten, hat die Gebetstreffen rund um das Wort Gottes gefördert. Ich denke hier an das Abendgebet oder an Anbetungen oder Veranstaltungen wie Prozessionen oder Straßenveranstaltungen. Es ist wichtig, Orte für das Gebet und die Spiritualität anzubieten. Wir hier haben das Glück, die heilige Stätte von Banneux in unserem Bistum zu haben sowie eine sehr aktive Wallfahrtsbewegung nach Lourdes. Dies ist eine große Bereicherung!

Das Leben der neuen Gemeinschaften ist ein wichtiger Ausgangspunkt für das persönliche und gemeinschaftliche Gebet. Das Gebet ist ein Moment des Innehaltens, der in unserer heutigen Gesellschaft nicht immer verstanden wird. Im Islam und im Buddhismus wird dem Gebet ein wichtiger Platz im täglichen Leben eingeräumt. DIE MENSCHEN IN UNSERER ZEIT SIND AUF DER SUCHE NACH SPIRITUALITÄT. ES IST WICHTIG, AUF DIESE ERWARTUNG EINZUGEHEN: DIES IST MEINE VIERTE PRIORITÄT. Wir sind dazu eingeladen, diese öfter inniger zu leben.

Diese Richtung wird Pastor Pierre Hannosset weiterverfolgen in seiner Arbeit in der Abteilung Liturgie des Vikariats für die Verkündigung des Evangeliums.

Ich habe Vater Marcel Blanchet die Leitung der Legion der kleinen Seelen anvertraut, eine internationale spirituelle Bewegung, die dem Kirchenrecht des Bistums Lüttich unterliegt.

In diesem Kontext des Gebets möchte ich auf die Gedenkfeier im Rahmen des 750. Jahrestages der Einführung des Fronleichnamsfests in der Weltkirche im Jahre 1264 durch Papst Urban IV., Erzdiakon von Lüttich, hinweisen. Um dieses Ereignis zu feiern, wird eine Fackelprozession am Fronleichnamsdonnerstag, den 19. Juni, nach der Feier der Messe in der St. Martinskirche um 19.30 Uhr stattfinden. Diese wird von der Stadtpastoral der Stadt Lüttich organisiert unter der Leitung der Dechanten Eric de Beukelaer und Jean-Pierre Pire.

Liebe Mitchristen,
ich habe euch auf den Vollmond aufmerksam gemacht, den wir am 2. Fastensonntag bewundern konnten. Ich wünsche mir, dass die Einkehr, zu der wir uns heute in der heiligen Stätte von Banneux zusammengefunden haben, uns den Weg zeige durch das Licht und die Schatten des Alltags bis hin zum nächsten Vollmond, der in der Heiligen Woche und am Feste der Auferstehung Jesu leuchten wird. Möge das Leben jedes einzelnen auf diesem Weg geschützt und bereichert werden, damit wir an der Freude der Auferstehung Christi teilnehmen!

+ Jean-Pierre Delville
Bischof von Lüttich

Mgr Delville sur Télévesdre, ce lundi 10 mars!

Télévesdre

Ce lundi 10 mars à 20h20, découvrez L’Album
de Monseigneur Jean-Pierre Delville, évêque de Liège,
à la télévision régionale Télévesdre.

La rediffusion suit, en boucle, toutes les heures 20.

L’Album est une émission portrait d’un invité, basée sur un album photo sélectionné par l’invité, et présentée par Urbain Ortmans (ndlr: directeur général et directeur de l’information) le lundi dès 20h20, explique Télévesdre sur son site.

Très différente de l’émission de KTO, mais instructive aussi quant à la personne et aux intérêts de notre évêque, cette émission vous permettra de (re-) découvrir notamment ce que « famille » veut dire pour lui, quelques souvenirs d’Afrique, son engagement auprès des personnes âgées et dans la Communauté Sant’Egidio, son amour de la montagne et des Fagnes! Notre évêque… au naturel, filmé dans la bibliothèque de la résidence épiscopale à Liège, un décor parfait pour l’historien qu’il est (aussi)!

Mgr Delville sur KTO ce vendredi soir!

KTOTVC’est ce vendredi soir, à 21h45, que passe, pour la première fois, l’émission La vie des diocèses avec notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville!

Voici la présentation de cette émission faite par KTO:

Rencontre avec le nouvel évêque de Liège en Belgique ordonné en juillet 2013. Attentif à la proximité de l’Église envers les pauvres, Mgr Jean-Pierre Delville, 62 ans, inscrit ses premiers mois d’épiscopat dans l’élan donné par le Pape François et souhaite « une Église qui sorte de ses sentiers battus, de son confort, de ses habitudes « .

Ancien enseignant en histoire du christianisme à l’Université catholique de Louvain, l’évêque de Liège partage son premier regard sur les réalités de ce diocèse de 1,1 million d’habitants ainsi que sur la place de l’Évangile dans une société en pleine mutation. Reportage à la cathédrale Saint-Paul en pleine restauration et sur des initiatives de Carême préparées par le diocèse.

L’émission sera rediffusée plusieurs fois dans les jours (et les nuits!) qui viennent: samedi 8 mars à 6h28 et à 12h… par exemple. Vous trouverez le détail des programmes ici.

Potée aux choux, mercredi des cendres et carême

 IMG_3656

(Très) brève interview de notre évêque, ce matin, à propos de la tradition liégeoise de la potée aux choux le mardi gras, avant de se lancer dans le carême.

Mgr Delville a répondu aux questions de Perrine Willame et l’interview est passée au JT de 13h de la RTBf.

Vous pouvez revoir les quelques secondes de cette interview ici: http://www.rtbf.be/video/detail_jt-13h?id=1899974 à partir de la 30ème minute environ (la séquence commence par un reportage dans un restaurant liégeois)!

IMG_3659

Et si, l’an prochain, vous invitez notre évêque le jour du mardi gras, vous savez quoi lui offrir pour le repas 😉 !

Sur la tradition de la potée aux choux:

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_liege-potee-au-chou-frise-au-menu-du-mardi-gras?id=8214350