Mgr Delville et le pape Jean-Paul II… une longue histoire

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1978-2014

Un lecteur attentif de ce blog nous a fait parvenir une photo et le lien vers une vidéo historique: celle de la présentation du pape Jean-Paul II à la foule massée sur la place Saint-Pierre à Rome, le jour de son élection, le 16 octobre 1978.

Dans cette foule… un personnage, barbu et à lunettes, qu’il identifie sans peine comme étant le futur évêque de Liège!

Au jour de la canonisation de Jean-Paul II, cette vidéo ne peut que réjouir le cœur des Liégeois!

Voici le message que ce lecteur attentif et généreux nous a fait parvenir:

Lors de l’élection de Jean-Paul II le 16 octobre 1978, Mgr Delville était jeune séminariste à Rome. A l’annonce de la fumée blanche, il courut place Saint-Pierre pour assister au fameux Habemus Papam… et il parut en mondovision sans le savoir. Vous pouvez le voir sur cette vidéo, a exactement 4 minutes 31 secondes

En 2005, après le décès de Jean-Paul, un ami m’a offert un dvd sur la vie du Pape et c’est à cette occasion que j’ai reconnu celui qui était alors toujours l’Abbé Delville. J’ai ‘kotté’ au Séminaire Saint-Paul de Louvain-la-Neuve pendant plusieurs années et ai donc pu avoir à l’époque la confirmation par Mgr Delville lui-même qu’il était bien place Saint-Pierre ce jour-là. Inutile de vous dire qu’il n’en revenait pas d’avoir été filmé en plus ou moins gros plan 27 ans auparavant.

A l’approche de la canonisation de Jean-Paul II, j’ai pensé que vous pourriez être intéressée d’ajouter ces quelques images sur votre beau blog pour faire le lien entre le nouveau saint et l’évêque de Liège.

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Proclamation commune de la Pâque

Resurrection

Une proclamation œcuménique de la fête de Pâques a eu lieu à Liège,
le dimanche de Pâques, 20 avril à midi, place de la Cathédrale,
à l’initiative de la Concertation œcuménique de Liège

Initiative originale et rare, liée au fait que cette année, la fête de Pâques tombait le même jour pour les différentes Églises. C’était l’occasion de se réunir pour une célébration commune, symbole de l’unité recherchée, mais déjà en voie de réalisation sur le terrain.

La célébration a commencé par la sonnerie de midi aux cloches de la Cathédrale. Puis un message d’introduction a été lancé par le pasteur Vincent Tonnon, de l’Église protestante unie de Belgique.

L’évangile de Pâques a été lu par le diacre catholique Luc Mahiels. Une proclamation de la Pâques en différentes langues a été faite par le hiéromoine Guy Fontaine, prêtre de l’Église orthodoxe russe, du patriarcat œcuménique.

S’en sont suivis trois témoignages sur la fête de Pâques. Le sous-diacre Fikri Gabriel a présenté les différentes facettes de l’annonce de la Résurrection dans les évangiles, et a conclu par un message du patriarche syriaque Ignace Ephrem, en lien avec le drame de la Syrie.

Le père Nikolaos Palamianakis, prêtre de l’église orthodoxe de Liège, a présenté la fête de Pâques sous l’angle de l’orthodoxie grecque : il a conclu en montrant l’œuf de Pâques, peint en rouge, symbole de la victoire de la vie sur la mort.

Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, a présenté le projet Dream de la Communauté S. Egidio, pour la thérapie du SIDA au Mozambique, comme témoignage de résurrection, de lutte contre la résignation vis-à-vis de la maladie et de source de guérison pour beaucoup.

Pour conclure, un vibrant chant de l’Alléluia a été repris par la chorale et par la foule, après un intense Notre Père.

Un concert de carillon sur des airs de Pâques clôturait la célébration.

La prochaine célébration commune aura lieu en 2017 ! Rendez-vous est déjà pris !

La Concertation œcuménique de Liège

L’icône présente en haut de cet article vient du site www.looys.net

Le texte des interventions du sous-diacre Fikri Gabriel et du père Nikolaos Palamianakis se trouve sur le site du diocèse www.diocesedeliege.be.

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Voici le texte complet de l’intervention de Mgr Delville

Il vous précède en Galilée

Jésus vous précède en Galilée (Mt 28,7). Pour rencontrer Jésus ressuscité, il faut aller ailleurs, en Galilée, la Galilée des nations, comme l’appelle Matthieu, c’est-à-dire le lieu de la mixité culturelle, le lieu de différentes nations, le lieu de la vie concrète, le lieu où Jésus a vécu l’essentiel de sa mission, où il a rencontré les gens dans leur vie quotidienne. La Galilée, c’est le lieu des guérisons faites par Jésus et celui de ses premiers disciples, des pêcheurs de Galilée. Donc pour rencontrer Jésus ressuscité, il faut retourner dans la vie concrète, la vie de tous les jours, les rencontres de tous les jours. C’est là que vous le verrez, ajoute l’ange. « Voir » signifie voir en profondeur, voir en réalité ; c’est le « voir » de la vision, c’est le voir du prophète. Voir Jésus ressuscité, c’est donc le voir dans sa réalité profonde, c’est le voir comme une force d’amour, qui nous pousse au-delà de nos limites, dans nos lieux de vie, dans nos « Galilées » actuelles.

La Galilée aujourd’hui, c’est par exemple le Mozambique, en Afrique australe. Le pays a été marqué dans les années 1990 par une terrible épidémie de SIDA, qui a touché 30% de la population. Une communauté de chrétiens, très engagée sur place, la Communauté S. Egidio, a été choquée par ce drame et a voulu réagir. Elle a proposé qu’on applique la thérapie du SIDA au Mozambique comme on le fait en Europe avec la trithérapie. Cela a paru complètement utopique et irréalisable ; on disait qu’il fallait s’en tenir à la prévention, par l’usage du préservatif. Mais avec 30% de personnes atteintes, il était trop tard pour se limiter à la prévention.

Alors la Communauté S. Egidio a lancé son projet Dream pour appliquer la thérapie du SIDA avec les femmes enceintes, afin qu’elles soient soignées et qu’elles ne transmettent pas la maladie à leurs nouveau-nés. Ces femmes étaient souvent très affaiblies, elles ne pouvaient plus éduquer leurs enfants et elles mouraient jeunes. Le projet a commencé petitement car les femmes n’osaient pas se soumettre au test de dépistage. On craignait en outre qu’elles ne soient pas fidèles à la prise de médicaments, trois par jour. Après une première évaluation, on a constaté que 98% des femmes étaient fidèles à la médication, plus qu’en Europe ! Puis, après six mois, les femmes soignées se retrouvaient guéries, alors qu’elles étaient squelettiques au départ. Elles étaient remises debout et étaient pleines d’entrain. C’étaient de véritables résurrections ! Plusieurs de ces femmes ont voulu devenir activistes, pour accompagner celles qui commençaient la cure. Après quelques années, on dit maintenant que c’était la bonne solution et grâce à cette trithérapie, le SIDA recule en Afrique.

Pâques, c’est croire que le Christ vit en nous, qu’il est la source de l’amour en nous, et que l’amour réussit des choses apparemment impossibles. L’amour de Dieu ne se résigne pas à la mort et au mal. Devenons des prophètes de la Résurrection !

Christ est ressuscité !

Vraiment, il est ressuscité !

Alléluia !

+ Jean-Pierre Delville,
Évêque de Liège 

Une conférence de Mgr Delville à Liège, à propos de la Fête-Dieu

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Le diplôme de 1251 de Hugues de Saint-Cher pour la Fête-Dieu: contexte historique, document conservé et analyse du texte

Tel est le sujet de la conférence que donnera Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège et président d’honneur de la Société, le 14 mai prochain à 17h15, à la Société d’art et d’histoire du diocèse de Liège, rue Bonne-Fortune 4 à 4000 Liège.

L’entrée est libre et gratuite : il ne faut pas être membre de la Société pour y participer!

 

Et si, comme notre évêque… Le passé du diocèse de Liège vous intéresse ?

Voici quelques informations sur la société qui organise la conférence:

La Société d’art et d’histoire (rue des Prémontrés, 40 à B-4000 Liège ; sahdl@hotmail.com) a été fondée en 1880 pour approfondir la connaissance et mettre en valeur l’histoire et l’histoire de l’art du diocèse et de l’ancien diocèse de Liège. Un groupe d’historiens s’est constitué à cette fin. Ce fut à l’initiative de figures de proue de l’historiographie d’alors. Ces chercheurs, tant universitaires qu’amateurs, voulaient conjuguer leurs efforts grâce à la nouvelle institution. Ils se réunissaient en séances mensuelles pour échanger leurs idées et présenter à leurs pairs le résultat de leurs travaux. Ceux-ci ont donné lieu à la publication d’un Bulletin qui continue toujours à paraître. Il compte actuellement 70 volumes. Parallèlement, et ce à partir de 1902, le périodique Leodium a publié des articles souvent courts mais non moins appréciés.

Autre initiative de la Société : le Musée diocésain, inauguré en 1882. Le MARAM, qui en gère actuellement les collections, lui a succédé en 1976.

Président : Christian Dury, archiviste à l’évêché

Ihnen allen ein frohes Osterfest!

FraAngelicoGF

Jesus ist auferstanden, das heißt er „steht“, er ist lebendig!

Danken wir ihm, dass er da ist, um unser Leben zu nähren!

Und seien wir Zeugen von ihm um uns herum!

Halleluja!

Dieser Tag, der im Licht erstrahlt, erinnert uns an die Auferstehung Jesu nach den dramatischen Augenblicken seiner Passion. Er steht für den Sieg des Lebens über den Tod!

Ostern ist ohne die heilige Woche nicht zu verstehen. Insbesondere am Gründonnerstag haben wir an das letzte Abendmahl Jesu mit seinen Jüngern erinnert und dieses gefeiert: Am Abend vor seiner Passion und seinem Tod hat er ihnen sein spirituelles Testament hinterlassen. Dieses Testament lässt sich in zwei bedeutungsvollen Gesten zusammenfassen: Jesus wäscht seinen Jüngern die Füße als ein Zeichen des Dienstes am Nächsten und der gegenseitigen Liebe. Dann hat er das Brot gebrochen und an sie verteilt mit den Worten: „Dies ist mein Leib, tut dies zu meinem Gedächtnis.“ Mit diesem Zeichen wollte Jesus seinen Tod vorbereiten: Er sieht ihn wie die Hingabe seiner selbst aus Liebe; und er wollte seine Jünger darauf vorbereiten, sein Engagement für das Glück der Menschheit weiterzuführen. Das Brechen des Brotes oder die Eucharistie wird bis heute fortgeführt. Heute noch ist sie das sakramentale Zeichen der Liebe Jesu, die an uns weitergegeben wird. Sie nährt unser Leben mit der Liebe Jesu; denn unser spirituelles Leben muss genährt werden, genauso wie unser Körper Nahrung braucht. An der Eucharistie teilnehmen, bedeutet dieses Geschenk des Lebens zu erhalten, das unserem Dasein einen Horizont und einen Sinn gibt und uns mit der gesamten Menschheit verbindet, indem sie uns mit Gott verbindet. Durch die Eucharistie schaffen wir ein Netzwerk weltweiter Solidarität, die die Menschen – Männer und Frauen – aufrichtet.

Karfreitag erinnern wir uns an den Tod Jesu; und wir gedenken aller Menschen, die in dieser Welt einen ungerechten Tod erleiden, an alle Opfer, die infolge von Krieg oder Ungerechtigkeit zum Tode verurteilt wurden. Wir gedenken auch der Verstorbenen in unseren Familien und denken an diejenigen, die wir lieb haben, und an unseren eigenen Tod. Die Aussicht auf den Tod muss unsere Gegenwart erleuchten. Was mache ich aus der Zeit, die mir noch im Leben bleibt?

Das Osterfest gibt uns eine Antwort. Wir sind wie die Jünger, die etwas Unerwartetes entdecken: Jesus befindet sich nicht mehr in seinem Grab! Es ist wie eine Kette von guten Nachrichten. Laut dem Evangelium des heiligen Johannes entdeckt zuerst Maria Magdalena das leere Grab; dann geht sie zu Petrus und Johannes und erzählt ihnen davon; diese laufen zum Grab und dort begibt sich der geliebte Jünger in das Grab: „Er sah und glaubte“, sagt der Evangelist. Er, der am Fuße des Kreuzes geblieben war, ist der erste, der glaubt. Aber Maria Magdalena, die auch am Fuße des Kreuzes geblieben war, wird die erste sein, die den auferstandenen Jesus sieht; sie hält ihn zuerst für den Gärtner! Dann erkennt sie ihn, nachdem er sie mit „Maria!“ anspricht.

So muss jeder von uns heute Jesus suchen. Er spricht unseren Namen aus, er kennt uns. Er ist auferstanden, das heißt er „steht“, er ist lebendig! Jesus lebt in unserer Welt und viele Menschen sind Zeuge dafür. Hören wir auf ihre Stimme, entdecken wir Jesus, der in unserem Leben und in dem der anderen anwesend ist, wie eine Quelle der Liebe, die uns vorantreibt und uns leben lässt! Danken wir ihm, dass er da ist, um unser Leben zu nähren! Und seien wir Zeugen von ihm um uns herum! Halleluja!

+ Jean-Pierre Delville,
Bischof von Lüttich

Bonne fête de Pâques à tous !

FraAngelicoGF

Jésus est ressuscité, c’est-à-dire « debout », vivant!

Remercions-le d’être là pour nourrir nos vies!

Et témoignons de lui autour de nous!

Alléluia!

Ce jour lumineux nous évoque la résurrection de Jésus, après les dramatiques moments de sa passion. Il évoque la victoire de la vie sur la mort !

Pâques ne se comprend pas sans la Semaine Sainte. Le jeudi saint spécialement, nous avons rappelé et fêté le dernier repas de Jésus avec ses disciples : à la veille de sa passion et de sa mort, il leur a laissé son testament spirituel. Son Testament se résume en deux gestes forts : Jésus lave les pieds de ses disciples, en signe de service et d’amour mutuel ; puis il leur a rompu le pain et le leur a partagé en disant : ceci est mon corps, faites cela en mémoire de moi. Par ce signe, Jésus voulait préparer sa mort : il la voit comme un don de soi par amour ; et il voulait préparer ses disciples à continuer son engagement pour le bonheur de l’humanité. La fraction du pain, ou eucharistie, se continue jusqu’aujourd’hui. Encore aujourd’hui elle est le signe sacramentel de l’amour de Jésus qui se transmet à nous. Elle nourrit notre vie avec l’amour de Jésus ; car notre vie spirituelle a besoin d’être nourrie, comme notre corps a besoin d’être alimenté. Participer à l’eucharistie, c’est recevoir ce don de la vie, qui donne un horizon et un sens à notre existence, et qui nous relie à toute l’humanité, en nous reliant à Dieu. Par l’eucharistie, nous créons un réseau de solidarité mondiale, qui remet l’homme et la femme debout.

Le vendredi saint, nous avons évoqué la mort de Jésus ; et nous avons pensé à toutes les morts injustes qui arrivent dans ce monde, à toutes les victimes de condamnation à mort, dues aux guerres et aux injustices. Nous avons pensé aussi aux morts de nos familles, à ceux qui nous sont chers, et nous avons pensé à notre propre mort. Sa perspective doit éclairer notre présent. Qu’est ce que je fais de ce qui me reste à vivre ?

La fête de Pâques nous donne une réponse. Nous sommes comme les disciples qui découvrent un fait inattendu : Jésus n’est plus au tombeau ! Il se passe comme une chaîne de bonnes nouvelles. D’après l’évangile selon saint Jean, c’est d’abord Marie-Madeleine qui découvre le tombeau vide ; puis elle va le dire à Pierre et à Jean ; ils courent au tombeau ; et là, le disciple bien aimé entre dans le tombeau : « il vit et il crut », dit l’évangéliste. Lui qui était resté au pied de la croix de Jésus, il est le premier à croire. Mais Marie-Madeleine, restée aussi au pied de la croix, sera la première à voir Jésus ressuscité ; elle le prend d’abord pour le jardinier ! Puis elle le reconnaît après qu’il lui a dit : « Marie » !

Ainsi chacun de nous doit chercher Jésus aujourd’hui. Il prononce notre nom, il nous connaît. Il est ressuscité, c’est-à-dire « debout », vivant ! Jésus vit dans notre monde et de nombreuses personnes en témoignent. Écoutons leur voix, découvrons Jésus présent dans nos vies et dans celles des autres, comme une source d’amour qui nous pousse et nous fait vivre ! Remercions-le d’être là pour nourrir nos vies ! Et témoignons de lui autour de nous ! Alléluia !

+ Jean-Pierre Delville,
évêque de Liège

Vendredi saint: « Parole aux églises » reçoit Mgr Delville

vendredi saint

Ce Vendredi saint, Mgr Jean-Pierre Delville sur RCF dans « Paroles aux églises », nous a donné une mini-homélie sur la passion du Christ.

Aujourd’hui, c’est vendredi saint ; nous rappelons la mort de Jésus ; et nous pensons à toutes les morts injustes qui arrivent dans ce monde, à toutes les victimes de condamnation à mort, dues aux guerres et aux injustices. Parmi ces milliers, ces millions de morts, beaucoup sont anonymes ou vite oubliés. Mais il en est un qu’on n’a pas oublié, c’est Jésus. Pourquoi sa mort est-elle tellement soulignée, pourquoi vénère-t-on même son instrument de supplice, la croix ?

C’est que Jésus a fait de sa mort un don, comme il avait fait de toute sa vie un don, un cadeau. Un cadeau, cela ne s’oublie pas ! Souvent nous nous rappelons qui nous a offert un cadeau : ce bijou-là, c’est ma mère qui me l’a donné ; ce livre-là, c’est tel ami qui me l’a offert. De même Jésus s’est offert en cadeau et on ne l’oublie pas. Depuis sa croix, avant de mourir, Jésus s’adresse à sa mère et au disciple bien-aimé – d’après le 4e évangile – en disant : Femme, voici ton fils ; et au disciple il dit : voici ta mère (Jn 9,27). Jésus donc donne à sa mère un nouveau fils, il lui donne son identité de fils, il ne la laisse pas seule ; et à ce fils, il donne une mère, qui est le symbole de l’Église. Donc Jésus donne à l’humanité, représentée par le disciple, une communauté d’amour, représentée par sa mère. Jésus transforme l’humanité en une fraternité, en une famille nouvelle. Il y avait deux témoins au pied de la croix ; c’est parce qu’ils ont suivi Jésus jusqu’à la mort, qu’ils ont reçu le cadeau de l’amour mutuel. C’est ainsi que la potence de la croix est devenue arbre de vie. Et c’est pourquoi le 4e évangile nous dit que le jour de la mort de Jésus, c’est le jour de la Pâque.

Alors aujourd’hui, soyons nous aussi au pied de la croix, avec Marie et Jean, pour accompagner Jésus dans ses souffrances, pour accompagner ceux qui souffrent aujourd’hui. Et nous recevrons ce cadeau de la vie dans l’amour, ce fruit de l’arbre de vie, ce fruit à distribuer autour de nous. Vendredi saint, c’est déjà Pâques, mais chut…, c’est un secret !

+ Jean-Pierre Delville,
Evêque de Liège

Pour écouter Mgr Delville: http://www.rcf.fr/radio/rcfliege/emission/142892/765687