Les chrétiens et les médias

A l’occasion de sa visite pour l’anniversaire de l’émission « Glaube und Kirche », Mgr Delville est revenu sur l’importance pour lui de la comunication au sein de la communauté chrétienne et notamment au sein de notre diocèse.

« Wir leben in einem medialen Zeitalter! Les médias sont diversifiés. Il y a la presse écrite, la presse générale et la presse régionale ; il y a la presse locale des paroisses. Il y a la radio et la TV. Il y a aussi internet, les sites et les e-mails, et les réseaux comme Facebook ou Twitter. Comment être présents comme chrétiens dans ces médias ?

Notre foi nous pousse à être médiatiques. Nous avons reçu une « bonne nouvelle », un « évangile ». Donc cela doit être communiqué. Jésus communiquait cette bonne nouvelle, en public, dans les lieux de culte, mais aussi sur les places et les routes. Avec la Pentecôte, les disciples de Jésus sont sortis de leurs quatre murs et ont annoncé l’évangile, à Jérusalem d’abord, puis dans les environs, puis dans les pays voisins, puis les régions lointaines, comme l’inde, la Germanie, la Grande Bretagne, l’Espagne, l’Afrique…

Ils ont écrit leur message, comme les évangiles, les lettres, les Actes des Apôtres, réunis dans le Nouveau Testament. Puis une nouvelle génération a pris le relais, on les appelle les pères de l’Église. Un des plus connus est Jean Chrysostome, un nom qui veut dire « bouche d’or », tellement il parlait bien et avait une parole de feu !

Les chrétiens ont très vite communiqué aussi par des images : pensez aux fresques dans les catacombes de Rome. Au 6e siècle, certains chrétiens ont reproché aux autres de faire trop de peintures, trop d’icônes, représentant le Christ, Marie ou les saints. Ils les ont détruites : ce sont les iconoclastes. Mais un concile a condamné les iconoclastes, c’est le Concile de Nicée II, en 787. Il a permis qu’on représente les personnages et les scènes de la foi chrétienne. La peinture et la sculpture sont un média important : regardez dans nos églises le soin qu’on a mis à avoir de belles peintures, sculptures ou vitraux. Tout cela ce sont des médias. En représentant de manière diversifiée les éléments de la foi, ils nous obligent à les regarder pour les comprendre et à les interpréter de manière personnelle.

Aujourd’hui, dans le cadre des médias actuels, notre communication doit être double. Elle doit communiquer le vécu de l’évangile et le diffuser pour développer la foi dans le monde : c’est la communivcation explicite. Elle doit aussi recevoir les informations que la société nous envoie et y réagir avec un regard chrétien : c’est la comunication chrétienne implicite.

Le premier type de communication suppose qu’on transmette des informations intéressantes qui touchent au contenu de la foi. Ce peuvent être des interprétations de l’évangile, des transmissions de célébrations religieuses, des témoignages de foi, des événements religieux qui sont fêtés en paroisse ou ailleurs, des conférences ou des débats sur un sujet. Ces sujets peuvent être soit locaux, soit universels. Ce qui est local frappe immédiatement, car cela concerne notre vie quotidienne. Dans un diocèse, l’évêque produit un information locale, en s’exprimant, en se déplaçant en célébrant, en prenant des mesures. De même, ses adjoints suscitent des informations par des initiatives dans leur matière, par exemple sur la famille, l’école, la catéchèse, la vie religieuse ou vie consacrée, etc. Les paroisses produisent de l’information par leurs initiatives, leurs activités, leurs fêtes, leurs groupes de rencontre divers. Mais la communication a aussi une portée universelle. Elle touche le pape François, par exemple, et concerne l’Église universelle, qui nous interpelle beaucoup à l’heure actuelle. On ne vit pas sa foi en cadre clos. On la vit en s’inspirant de ce qui se vit ailleurs. Cet aspect de communication de la foi doit être soigné. Il peut comprendre des points de vue parfois différents qui entrent en débat. Il s’agit de faire comprendre que la foi chrétienne n’est pas une attitude dépassée et vieillotte, qu’elle touche aux grandes questions de la vie et donne une orientation qui porte le bonheur. Cette communication qui part de la foi chrétienne est d’abord véhiculée par des médias internes à l’Église : par exemple, le site interdiocésain Catho.be et son service de presse quotidien Info.Catho ; le journal Dimanche et le Kirchenzeitung ; le périodique Eglise de Liège. Bimestriel diocésain. Zeitschrift des Bistums Lüttich et le site internet Diocèse de Liège. Bistum Lüttich. Puis cette communication débouche dans des médias généraux comme la BRF avec l’émission Glaube und Kirche, et la RTBF avec son émission Il était une foi. Parfois elle touche aussi les médias généraux, mais souvent uniquement lorsque l’information fait sensation. Sinon elle est laissée de côté. En ce sens, il faut aussi savoir soigner la communication de nos événements exceptionnels, afin qu’ils soient bien présentés dans les médias. Il faut prévoir qui les présente et comment il les présente. Souvent les médias ne retiennent que quelques secondes de transmission. Quand on est interviewé, il faut donc cibler l’essentiel, parfois en une seule phrase ! Il faut toujours dire d’abord ce qui est important et qu’on a envie de transmettre, et ne pas se laisser piéger par les questions qui vous entrainent ailleurs.

Le second volet de la communication est la réaction chrétienne face aux événements du monde et face à l’info générale et aux événements culturels : je parle ici de commuication chrétienne implicite. En effet la foi chrétienne n’est pas limitée à son monde religieux et à son langage religieux. Elle donne une interprétation sur le vécu du monde et propose une réflexion sur ce qui nous entoure. Il peut s’agir de la famille, de la politique, des affaires sociales, de la paix dans le monde, de l’écologie, du cinéma, d’événements culturels, de découvertes scientifiques… Dans tous ces éléments une réaction inspirée par l’évangile est importante. Elle pourra se faire de manière prévue, par exemple sur Glaube und Kirche. Ou de manière imprévue sur un média général, le jour où on est interpellé, ou le jour où l’on a envie de se manifester. Cela demande des compétences ; cela demande donc aux informateurs chrétiens d’avoir une réserve de noms de personnes qu’on peut consulter sur tel ou tel sujet et qu’on peut renseigner. Ainsi la foi sort des églises et s’intéresse au monde, comme l’a rappelé le pape François. La foi chrétienne permettra de donner la parole à des personnes qui sont peut-être marginales ou pauvres. Elle donnera un éclairage qui n’est pas commercial ou qui n’est pas habituel. Elle va produire une certain décalage par rapport aux a priori des gens. Cela implique une entrée en débat et en dialogue avec la réalité du terrain, pour faire de l’Eglise un partenaire de débats. L’objectif est de sortir des églises et comme citoyens, d’être présents dans la société et dans le monde de l’information.

Dans notre diocèse de Liège, le Service de presse et de communication est emménagé au 40, rue des Prémontrés à Liège et est dirigé par Mme Catherine Jamoulle. On peut toujours s’adresser à elle pour des informations ou des conseils.

Elle réalise le périodique Eglise de Liège, qui est d’abord un outil de communication de l’information que nous produisons comme Église locale. Elle dirige aussi plusieurs émissions sur RCF (Radio chrétienne francophone), qui est à la fois une radio de communication de l’information chrétienne et une radio grand public qui diffuse un esprit chrétien à travers des émissions générales : Catherine Jamoulle réalise l’entretien mensuel avec l’évêque et l’émission de délassement « C’est l’heure du goûter », qui permet d’inviter chaque jour une personne différente.

En conclusion, on voit combien il est utile d’avoir une politique des médias dans un diocèse. Car les mentalités changent, les gens ont besoin d’information de qualité pour les éclairer. Nous pouvons donc être des témoins de l’évangile de manière explicite, par notre information religieuse, et de manière implicite par nos compétences et par notre attitude de foi. »

Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

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Veillée intense de prière pour les Chrétiens et toutes les victimes de la guerre du Moyen-Orient à la collégiale Sainte-Croix !

La veillée de prière œcuménique pour les victimes de la guerre au Moyen-Orient, en particulier les chrétiens orientaux, a eu lieu à Liège le vendredi 24 octobre 2014, à la collégiale Sainte-Croix à Liège, patrimoine exceptionnel de Wallonie, reconnu « monument en danger » par le World Monuments fund de New-York. Compte rendu d’une soirée exceptionnelle à lire ci-dessous. Un premier pas important dans la direction souhaitée par Mgr Delville en concertation avec les différents responsables religieux, de faire de cette collégiale un lieu privilégié à l’oecuménisme.

Malgré son problème d’humidité, qui attaque le ciment et produit des dépôts de salpêtre sur les pierres du côté nord, l’église était féerique vendredi, à la lumière des lumignons disposés dans la nef et sur l’autel.

Pour cette soirée, le lieu était symbolique a un double titre : des fidèles de toutes confessions chrétiennes se retrouvaient dans une église dédiée à la Sainte Croix par l’évêque Notger vers 980; l’édifice manifeste donc la souffrance du Christ sur la croix et renvoie aux souffrances du monde actuel, en particulier les souffrances subies pour des raisons de violence aveugle ; c’était particulièrement émouvant de prier pour les chrétiens et les autres victimes de la guerre au Moyen-Orient au pied de la grande croix du Christ, qui domine la nef de l’église. Ensuite, selon un projet de la Concertation œcuménique de Liège, cette église devrait, outre son utilisation culturelle, être dédiée à l’unité des chrétiens et avoir ainsi une vocation œcuménique, en étant ouverte aux initiatives des différentes Églises chrétiennes. La veillée de prière de ce vendredi 24 octobre était la première entreprise de ce genre à se dérouler dans cette église.

Guidée par le père Guy Fontaine, prêtre orthodoxe russe du patriarcat œcuménique de Constantinople, ancien journaliste de la RTBF et toujours en verve, la veillée a commencé par une introduction de musique syriaque au ton lancinant, interprétée par Fikri Gabriel au synthétiseur. Le pasteur Vincent Tonnon, surintendant de l’Eglise protestante unie de Belgique pour la province de Liège, a prononcé la prière d’ouverture. La Commuanuté du Chemin Neuf, spécialisée en matière d’œcuménisme, a chanté le psaume 84(85), avec la phrase célèbre : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ». Le prêtre anglican Paul Yiend, a entonné avec sa commuanuté le gospel, The Servant prayer, La prière su serviteur, avec les mots : « In the night time of your fear, I will speak the peace you long to hear » (« Dans la nuit de ta peur, je veux dire les mots de paix que tu attends d’entendre »).

Souffrances indicibles et espérance de paix

L’assemblée a écouté ensuite le témoignage du prêtre syrien catholique, Manhal Bolos, sur la situation actuelle de la Syrie, d’où il est à peine revenu : souffrances indicibles et espérance de paix, dans un pays autrefois connu pour sa qualité de convivence. Nicole Ingenbleek, catholique, a lu un passage de la lettre de l’apôtre Paul aux Romains : « Frères, qui nous séparera de l’amour du Christ ? La détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, les dangers ou la mort ?  Oui, j’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ, notre Seigneur ».

La Communauté S. Egidio a alors entonné le chant « Nous portons ce trésor dans des vases d’argile » et son responsable, François Delooz, a replacé la veillée dans la ligne de la prière pour la paix lancée par le pape Jean-Paul II à Assise en 1986 et reprise chaque année par la Communauté S. Egidio.

Après la prière faite par le pope orthodoxe grec, Nikolaos Palamianakis, le chœur syriaque a entonné l’Alleluia puis le chorévêque Daniel Zaino a chanté l’évangile des béatitudes (Matthieu 5,3-11) selon le rite syriaque, en langue araméenne, la langue même de Jésus, avec une voix profonde et émouvante. L’évangile a été repris ensuite en français par le diacre Luc Mahiels, selon la mélodie byzantine. Le chorévêque a chanté alors le chant des martyrs en araméen. L’évêque de Liège, Jean-Pierre Delville, promoteur de l’initiative de la veillée, a évoqué le Christ en croix, regroupant l’humanité en une famille nouvelle, comme il l’a fait en donnant à Marie Jean pour fils, et en donnant à Jean Marie pour mère (Jean 19,27).

Une veillée intense, centrée sur nos frères souffrants d’Orient

On a pu entendre ensuite une courte interview du primat de l’Église orthodoxe syriaque, Ignace Ephrem II, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, interview réalisée et présentée par le sous-diacre Fikri Gabriel en septembre, et dans laquelle le patriarche demande que la ville de Ninive et sa région puissent être confiées aux chrétiens syriaques sous la surveillance des Nations-Unies.

Après le chant du Notre Père selon la mélodie russe de Rimsky Korsakov, la veillée s’est achevée et le participants ont pu déguster une excellente soupe aux potirons préparée la Conseil de fabrique de l’église. La publicité et l’organisation matérielle avaient été préparées par le groupe de la pastorale urbaine sous la direction du chanoine Eric de Beukelaer.

« Ce fut une veillée intense et variée centrée sur nos frères souffrants en Orient. » Et Monseigneur Jean-Pierre Delville de conclure : « Elle a inaugué d’une manière convainquante la vocation œcuménique de l’église Sainte-Croix. »

 

Fête de Saint-Lambert

« Saint Lambert est le patron du diocèse. Sa fête est l’occasion de nous retrouver et de prier pour notre diocèse au début de l’année pastorale. C’est pourquoi je vous invite à la célébration qui aura lieu à cette occasion en la cathédrale le mercredi 17 septembre 2014 à 18 heures. Ce sera pour moi l’occasion de présider l’eucharistie aux intentions du diocèse en ce début d’année pastorale. Ce sera aussi le bon moment pour présenter et bénir le Conseil épiscopal renouvelé.

 En espérant vous retrouver à cette occasion, je vous envoie l’expression de mes sentiments les meilleurs et mes vœux de bon démarrage pour l’année pastorale 2014-2015. »

 + Jean-Pierre Delville, votre évêque

 

« Der Heilige Lambertus ist der Schutzpatron des Bistums. Sein Fest bietet die Gelegenheit, uns zu Beginn des Pastoraljahres zu versammeln und für unser Bistum zu beten.

Aus diesem Anlass möchte ich Sie zur Eucharistiefeier einladen,welcheam Mittwoch, dem 17. September 2014, um 18.00 Uhr in der Kathedrale stattfinden wird. Dies wird für mich die Gelegenheit sein, der Eucharistie vorzusitzen, die dem Bistum zu Beginn dieses Pastoraljahres gewidmet ist. Gleichzeitig ist es ein guter Zeitpunkt, um den erneuerten Bischofsrat vorzustellen und zu segnen.

Ich hoffe, Siedort begrüßen zu dürfen, und sende Ihnen meine besten Grüße und guten Wünsche für den Start in das Pastoraljahr 2014-2015. »

Jean-Pierre Delville, Ihr Bischof

Relique de Saint-Lambert (Trésor de la Cathédrale)

Relique de Saint-Lambert (Trésor de la Cathédrale)

 

 

Rencontre internationale pour la paix à Anvers

Dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale, la ville d’Anvers a été retenue pour accueillir, du 7 au 9 septembre, la grande « Rencontre de la Paix », organisée chaque année par la communauté Sant’Egidio.
Monseigneur Jean-Pierre Delville sera présent à ce grand rendez-vous réunissant pas moins de 300 leaders politiques et religieux. Le message de notre Évêque ci-dessous.

« La Paix, c’est l’avenir !

Ce thème de la rencontre des religions pour la paix à Anvers est un véritable défi qui nous est proposé.

Trois cent responsables religieux et politiques issus de 70 pays vont nouer des liens entre eux en faveur de la paix dans le monde.

Je participerai activement à cette rencontre. J’invite chacun d’entre nous à se poser la question : « Comment puis-je m’engager pour que la paix soit l’avenir de l’humanité ? »

+Jean-Pierre Delville

«La rencontre des religions pour la paix a commencé sur les chapeaux de roue. Je voudrais relever certaines phrases-clés prononcées par les conférenciers»

Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté S. Egidio: « Parler de guerres des civilisations ou de guerres des religions est une simplification qui permet de trouver un ennemi à combattre. Le monde suffoque sans dialogue, comme a dit le pape François en visitant S. Egidio à Rome. La guerre est une folie, le dialogue est la médecine des conflits ».

 

Vian Dakheel, membre de la Communauté yezidi, venue en chaise roulante témoigner du drame vécu par son peuple: « Notre communauté remonte au 3e millénaire avant le Christ. Nous n’avons jamais voulu être dominés par une autre religion. Nous ne connaissons pas le meurtre. Et voilà qu’on a tué 3000 de nos membres et 400 000 sont réfugiés. 500 personnes ont été enlevées et nos jeunes filles sont vendues comme esclaves pour 150 $ sur les marchés de Mossoul. Nous appelons à l’aide aux autorités mondiales ».

 

Ignace Afrem II, patriarche syriaque orthodoxe : « Dans la crise syrienne, nous voyons que personne ne tire profit de la guerre. L’homme peut être un monstre. Nous préparons les commémorations du génocide syriaque de 1915 qui a fait 500 000 morts, en même temps que le génocide arménien ».

 

Abraham Skorka, rabbin de Buenos Aires: « La bible, plus qu’une théologie écrite par l’homme, est une anthropologie écrite par Dieu ».

 

Shawki Ibrahim Allam, grand mufti d’Egypte: « Les extrémistes de l’ISIS ou EI, Etat islamique au Levant n’ont jamais étudié l’Islam. Ils ont une interprétation erronée. C’est une mauvaise plante à déraciner. C’est la position de l’Université Al Ahzar du Caire ».

 

Mohammed Sammak, théologien musulman du Liban: « Ces gens de l’ISIS sont des criminels. Il n’y a aucun imam chez eux. Ce n’est pas de l’Islam, mais des criminels qui s’emparent de la religion. La victime est l’Islam, qui est dénaturé et manipulé ».

 

Nedim Gürsel, écrivain turc: « Le problème c’est qu’eux mêmes se réfèrent à l’Islam et sont financés par des Etats. La Turquie a attendu jusqu’il y a quelques semaines pour les taxer de terroristes. Des Etats les financent. Obama veut les mettre sur le bon  chemin ».

 

Très bonne ambiance donc et discours empreints de vérité et de sincérité !

+Jean-Pierre Delville

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Rentrée des classes

Voici les messages de Monseigneur Delville aux jeunes reprenant le chemin de l’école cette semaine.

Rentrée en primaire:

«  Voici arrivé le 1er septembre !
C’est la fête de saint Gilles, connu comme patron des jongleurs et invoqué contre la dépression. Voilà un sympathique patron pour la rentrée des classes! Qu’elle se fasse dans la joie et sans maux de tête, spécialement pour les enfants qui font leur première entrée à l’école.
Les enfants, ne faites pas trop les gilles,
les vacances sont finies!
Chers enseignants,
vous qui jonglez avec beaucoup d’éléments,
gardez le feu sacré
tout au long de l’année ! »

« 

« Und schon ist der 1. September da!

Es ist das Fest des heiligen Ägidius, der als Patron der Jongleure bekannt ist und gegen Depressionen angerufen wird. Ein recht sympathischer Patron für den Schulanfang! Wir hoffen, dass der Schulanfang in Freude und ohne allzu große Kopfschmerzen stattfindet, ganz besonders für die Kinder, die zum ersten Mal zur Schule gehen.

Kinder, spielt nicht zu sehr die Jecken, die Ferien sind vorbei!

Liebe Lehrer/innen, ihr, die mit vielen Elementen jongliert, bewahrt das ganze Jahr über das heilige Feuer! »

Rentrée en secondaire:

« Bonne rentrée aux élèves et aux enseignants du secondaire!

Ce 3 septembre, c’est aussi la fête de saint Grégoire le Grand, mort en 604.
En une période de déconfiture de la ville de Rome, ce pape a lutté contre le défaitisme ambiant et lancé l’évangélisation de l’Angleterre.
Je vous souhaite le même esprit d’audace et d’aventure, spécialement pour ceux qui s’engagent pour la première fois sur les terres de l’enseignement secondaire! « 

« Einen guten Schulstart wünschen wir den Schülern und Lehrern des Sekundarschulwesens !

Der 3. September ist auch das Fest des heiligen Gregors des Großen, verstorben in 604.

Zu einer Zeit des Verfalls der Stadt Rom kämpfte dieser Papst gegen den generellen Defätismus und startete die Evangelisierung Englands.

Auch euch wünsche ich diesen Mut und Abenteuergeist, ganz besonders denjenigen, die zum ersten Mal die Welt der Sekundarschule betreten! »

+ Monseigneur Jean-Pierre Delville

Pèlerinage à Lourdes

Grande fête hier pour le «pélé» liégeois à Lourdes qui soufflait ses 125 bougies en présence des pèlerins, de Monseigneur Delville et du maire de la localité.

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« Je me réjouis de la richesse et de la diversité des pèlerins, de leur vie, de leur santé. Je me réjouis aussi de l’immense générosité et disponibilité de ceux qui nombreux, se mettent à l’écoute et accompagnent les moins valides.

Le pèlerinage de Lourdes est une vraie occasion d’évangélisation et un lieu d’expérience de la richesse de la vie en Eglise. »

+ Jean-Pierre Delville

 

Pour suivre les aventures du pélé il y a aussi ce lien:

Blog du pèlerinage à Lourdes du diocèse de liège

 

Messe internationale à Banneux

La messe internationale de Banneux ce 15 août était le point culminant de l’année liturgique à Banneux. Notre Évêque, Jean-Pierre Delville, se réjouissait de présider cette célébration, réunissant plus de 20.000 pèlerins. Elle répond, selon lui, au souhait de la Vierge apparue à Mariette en 1933 : « Que la source d’eau soit dédiée à toutes les nations ! » Voici le mot de Monseigneur Delville:

Les pèlerinages à Banneux sont en augmentation constante. On y côtoie Vietnamiens, Gitans, Allemands, Hollandais, Arméniens, des gens de toutes les nations et de différentes églises chrétiennes.

Celle qui s’est définie à Banneux comme la « Vierge des Pauvres » est devenue un symbole d’amour qui parle à toutes les nations d’aujourd’hui, souligne Jean-Pierre Delville.

Je suis heureux de présider une pareille messe avec un tel horizon et de rencontrer des personnes venant de partout.

Cette année une attention toute particulière sera adressée à nos frères d’Irak, victime de violence, victime de crime contre l’humanité.

L’Europe ne peut vivre indifférente quand de nombreuses guerres s’enflamment autour du continent !

 

+ Mgr Jean-Pierre Delville

Lien vers l’homélie de Monseigneur Delville